07 juillet 2008
Didier GUÉRIN : L'homme primitif
Didier GUÉRIN : L'homme primitif
L'âme plume d'actif
C'est un livre approchant le Grand Livre total,
Livre global de l'homme aux cinq sens de la vie :
Une nouvelle, un conte, essais et poésie,
Une fable et chansons pour emmener le bal...
L'homme, comme le livre, est "un ensemble", val
De larmes et de joie. Étiquettes ? folie.
Les genres, différents, et les tons, de qui prie
À qui philosophie, à qui damne le mal...
"Une étoile tomba sur ses lèvres. Sa bouche..."
Mysticisme, érotisme où le corps couche et touche,
Où s'élève l'esprit, la tourterelle feu,
Fantaisie et sérieux aux "couleurs de l'enfance" ;
Devenu "toile blanche", il peut se peindre bleu,
Didier, ton "primitif" entre en "correspondance"...
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Texte 10 998
Un Parc d'Île-de-France, le 20. 07. 1996.
Éliane ZUNINO-GÉRARD : L'arbre de pluie
Éliane ZUNINO-GÉRARD : L'arbre de pluie
La rime brille
L'univers végétal - "j'irai parmi les fleurs" -
Hante l'auteur parlant de "l'âme souterraine"
Évoquant cette "terre, indomptable et lointaine"
Avide du voyage, elle est toujours "d'ailleurs"...
Elle quête toujours "des rivages meilleurs"
Sachant la "traversée" oui toujours "incertaine"
Mouvante, elle est peut-être aussi "la marjolaine"
Que fouleront vos pas "Au printemps" des "douleurs"...
Entre toutes les fleurs, c'est bien "la rose noire"
Qu'elle préfère enfouie "au fond de" sa "mémoire"
Elle qui s'en va "seule au-delà des vivants"...
Nous donnons notre oreille à cette "cantilène"
À ce recueil empreint de sources et de vents
Éliane aux accents parfois de sieur... Rimbaud...
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Texte 8861
Une bibliothèque d'Île-de-France, le 14. 04. 1994.
Jeannine DION-GUÉRIN : Le Tracé des Sèves
Jeannine DION-GUÉRIN : Le Tracé des Sèves
L'Écart des Eves
Si "son vert assagi / présage l'indolence"
L'arbre ainsi que l'humain a ses "cycles" ouverts
Sur "la pérennité" "retrahie chaque hiver"
De mort "d'isolement" en "tiède renaissance"
"Des peupliers il pleut / d'étranges "frissonnances""
"dans les serres du temps" tout le corps s'est couvert
"d'un arbuste étoilé" ce corps s'est découvert
"épissure de peaux" à "nouer en l'absence"
"sa feuille" sait : "la mort n'est qu'une interruption
passagère de la lumière" en ascension
"L'ARBRE emprunte" ses mots "ses larmes au POÈTE
quand le POÈTE emprunte" "à l'ARBRE"... est-ce un "pommier"
"sa sève" alors "chacun s'applique" à cette "fête"
À "la salve des chants" pour "les pigeons ramiers"...
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Texte 8686
Un café de la banlieue de Paris, le 24. 02. 1994.
Daniel LEDUC : L'Homme séculaire
Daniel LEDUC : L'Homme séculaire
L'homme spéculaire
Il est l'homme du siècle et l'homme de cent ans
"Il était le nom, et son contraire. La vie,
et son supplément." L'homme, à l'écrit qui dévie
D'une ombre et d'une nuit aux vérités hors temps...
"Il suspendit sa plume, et mangea...", je l'entends,
"...le silence.""Et ses fils tissaient l'ataraxie"
Des paroles de pierre au secret qui se crie :
"Le cri est dans l'absence,...", impalpables autans :
"Vérité se mesure à son ombre donnée",
"L'Homme dans sa superbe et pauvre destinée"
Est à la fois lui-même et nous dans un reflet
Spéculaire dans l'eau, "l'eau de là", qui miroite
Mais le carnet se tait sur la "mort", chapelet ?
Mais l'"Imagination", cette "courbure adroite" !
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Texte 807
Île-de-France, le 08. 07. 1993.
Franck VIELLART : Malcouth.
Franck VIELLART : Malcouth.
Révélaction
Tes recueils, Franck Viellart, me sont un éternel
Présent et ce "Malcouth" me paraît une cime
De poésie en ces sonnets où de l'abîme
Est l'ange mis en voix et tout est bon et bel...
Vingt-deux portraits brossés dans ces cartes du ciel,
D'Alcofribas Nasier au Mat qui marche, anime
Son corps en fredonnant sans oublier la rime
Et ton style est rugueux mais toujours essentiel...
"Pour une apocalypse" est écrit en première
Page, car tu la veux cette pleine Lumière
Après le ténébreux combat des Anges sur
La Terre
au rang d'un pur chanter", ne m'en veux pas trop sûr
Si je fis en "Jongleur" éloge et commentaire...
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Texte 7124
Île-de-France, le 24. 06. 1992.
Patrick RAVEAU : Gravitations du silence
Patrick RAVEAU : Gravitations du silence
Invitations des six sens
Le geste de l'auteur "retourné dans le temps"
Fait voir "la chair des mots suspendus au silence"
Hors du feu d'origine "Ombre dès sa naissance"
Le poète oiseau-lynx "sans ailes ni printemps"
À l'écoute des "cris de l'animal naissant"
Sa voix d'une autre voix "imagina l'enfance"
Orphée est dieu christique "orpheline présence"
Fait pleuvoir des "soleils mêlés aux eaux du sang"
Dans le temps "une mort étrangement présente"...
Où vas-tu ? "Nous venions d'une cendre brûlante"
Et nous graviterions "dans le flux du vivant"...
L'écrit dure en ces cris : "l'écriture patiente"
Un vers libre qui vibre une "Enfance du vent"
Un Dieu-Poème-Souffle "où le regard invente" !
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Texte 8978
Rue Madâme à Paris, le 26. 05. 1994.
André-Michel BÉNALAL : D'autrefois... ...et d'après
André-Michel BÉNALAL : D'autrefois... ...et d'après
D'après d'autres voix
Du "devoir de mémoire" à... - Oui ? - "La vie qui passe"
Il y a tout un parcours. - Et qu'est-ce qui te plaît ?
- En relisant les vers D'autrefois... ...et d'après
C'est un monde englouti que le lecteur embrasse.
- Qu'est-ce qui restera ? - La saga très sagace
De Clarisse au grand-père Garson. - Tu citais ?
- Il faudrait tout citer de ces gens très discrets
Et très hauts en couleurs ! Et j'aime aussi cocasse
Le portrait très divers du peuple Mascara,
Et tout ce petit monde il est vrai sortira
Des mots et du passé pour nous dire parole...
- Et le côté journal ? - Oui ! c'est comme un carnet
Sur les bords de la vie où chaque instant s'envole
"Entre le souvenir et l'espoir". - À jamais !
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Texte 12 482
Un café rue de Rivoli à Paris
Fini à 9 heures 10, le lundi 16. 11. 1998.
Francile CARON : Tanka du Cloître angevin
Francile CARON : Tanka du Cloître angevin
Enjeu divin
Nous vivons, comme on crie, une drôle d'époxe.
Pour gagner "harmonie" et "sagesse", un tanka,
La "peinture mobile", image ou mandala,
À culminer en bref texte en son paradoxe,
Dans son "cloître" d'Angers, loin de vain et d'intoxe,
La Francile-Francine
Naissance d'un "vitrail" dans sa Poetica :
"L'âme apaisée / se retrouvant / Sur l'équinoxe"
Quid ? "Simple : TOUT est là / dans les traces d'un jour"
"À qui sait", est-ce vous ?, "regarder vers l'Amour"
"la joie sans fin" en don, "Miracle de la Joie
"Le cloître ondule / à peine / aux bannières du vent"
Qu'est ce "Rien" attendu ? quelque lumière en voie
Douce ? la poésie ("en nous le plus présent") ?!!
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Texte 14 104
Écrit dans un café d'Île-de-France
le jour de la Toussaint
Maurice COUQUIAUD : Chants de gravité
Maurice COUQUIAUD : Chants de gravité
Chants pour Chants
Voici les Visions des Chants de Gravité,
En chants de profondeur de couchant et d’aurore
« Au jour le jour… la nuit » comme journal phosphore
Écrit à l’Hôtel Dieu pour retour à clarté
Aux « sources de la mer » « L’être de la beauté
Est unique… mais parsemé. » Mais « le lointain dévore »
« Le creux de la roche » ou « la lente image » amphore
« Des eaux dormantes ». Le poète encre a jeté
« Chants de ruines », « Chants de paix », et « Chants des batailles »
« Chants d’amour et propos de résonances » aillent
Aux « Chants de la rizière », à ceux de « l’oméga »,
Au phrasier dynamique, à danse la plus dense,
À la science, au temps, aux corps errants, à Toi
« Dans le secret respiré » vibre « La conscience »
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Texte 16 776 écrit dans un jardin de roses
puis dans un parc en Île-de-France le 18 août 2005.
Claude HELD : 138 poèmes pour Hokusai
Claude HELD : 138 poèmes pour Hokusai
Un poème pour voir
Étampes d’Hokusai font titres de ces pages :
« Vue de Nihonbashi… » « Pêcheurs… » Au Fil de l’Eau :
« Femmes près d’un pont… » « Trois femmes dans un bateau »
Sur le Rivage : « Ramasseurs de coquillages… »
Le poète fait « Études de personnages »
Pour évoquer les corps, les langues et les mots,
Avec pleins et déliés, avec vides, échos,
Correspondance entre les lignes et l’image
Qui fait entrer dans un univers plus lointain
Dans le temps et l’espace un vieux puits un jardin
Un vu du mont Fuji par la brèche murale…
Cinq vers à chaque fois comme dispositif
Tankas signes mystère à gravité d’étoile
Le tout « ça tient un peu ça se tient » tissu vif
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Texte 16 780 écrit dans un jardin de roses
en Île-de-France le 22 août 2005.