Jeannine DION-GUÉRIN : Le Tracé des Sèves

L'Écart des Eves

Si "son vert assagi / présage l'indolence"

L'arbre ainsi que l'humain a ses "cycles" ouverts

Sur "la pérennité" "retrahie chaque hiver"

De mort "d'isolement" en "tiède renaissance"

"Des peupliers il pleut / d'étranges "frissonnances""

"dans les serres du temps" tout le corps s'est couvert

"d'un arbuste étoilé" ce corps s'est découvert

"épissure de peaux" à "nouer en l'absence"

"sa feuille" sait : "la mort n'est qu'une interruption

passagère de la lumière" en ascension

"L'ARBRE emprunte" ses mots "ses larmes au POÈTE

quand le POÈTE emprunte" "à l'ARBRE"... est-ce un "pommier"

"sa sève" alors "chacun s'applique" à cette "fête"

À "la salve des chants" pour "les pigeons ramiers"...

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Texte 8686

Un café de la banlieue de Paris, le 24. 02. 1994.