Paysages dans le sonnet

 

   à Edouard Glissant et à Andrée Chedid in memoriam

 

D’infinis paysages dans le sonnet même

Dans cette forme close ouverte avec les mots

De mon petit L’Haÿ je traverse le clos

Et devant sa fontaine j’en goûte le thème

 

Il suffit de lever la tête pour suprêmes

Jeux de nuages à courir pour tableau

Démesuré. Dès lors que faire en le métro

De Paris décompter cent journaux mil problèmes

 

Quand reverrai-je hélas de mon petit Corot

Le banc de pierre le vieux pont au fil de l’eau

La rivière emportée au ciel d’une tempête

 

D’infinis paysages dans le sonnet clos

Un désert, une rive et l’autre lui fait fête

En saluant à bras ouverts par le hublot

 

Laurent Desvoux

Texte t286 dans un bus transbanlieus’art et le Métro Lignes 6 et 8,

puis dans un café parisien le 7 février 2011.

Double dédicace ajoutée le soir. Premier vers venu la veille.