ANNEE INTERNATIONALE DU SONNET (DE 15 VERS!) 2015

 

               LES POEMES DE 15 VERS

 

PALMARES CONCOURS du VERBE POAIMER 2015 :

 

 

palmarès proclamé dans le cadre de la deuxième édition de L’Haÿ-en-livres samedi 10 octobre au Moulin de la Bièvre

 

PRIX ROUBEN MELIK  2015 de la ville de L’Haÿ-les-Roses :

Jury les sœurs Nathalie et Séda Melik et le poète Marc Desombre

 

1) Rêve ou insomnie, c’est selon les nuits, de Florence DESVERGNES

2) L’absence de Mathias MORONVALLE

3) Du silence, de Florent KAMBASU KASULA

 

4) Dans tes yeux de Claude PLOCIENIAK

5) Sérendipité de Jean BENARD

6) La barque de Béatrix LABONDE DESOLNEUX

7) Utopie  de Virginie TOURNEBIZE

8) Sagesse des fleurs de Bernard BOSIGER

9) Un Amour de Sonnet de Stéphane TRANNOY

 

*

 

     Rêve ou insomnie, c’est selon les nuits

 

Survivance inconnue d’un soleil qui descend

Quelques rayons frappaient au carreau de sa chambre

Il se prit à rêver à son doux regard d’ambre

Qui chauffait autrefois, certain soir indécent

 

Sur les portes voilées d’un destin adolescent

Il tira quelques traits comme un dos qui se cambre

Souvenir assoupi comme la fourmi sombre

Qui courait dans ses jambes, matin déliquescent

 

Les yeux soudés en vain par l’oubli qui s’absente

Il espérait encore dans les vapeurs d’absinthe

Un soleil personnel posé là sur son lit

 

Rêverie romantique au seuil du grand départ

D’une gazelle dorée qui poursuit un guépard

La lune s’est posée sur l’oreiller sali

 

     Florence DESVERGNES

 

**

     Remarques du jury : Le juré a préféré les poèmes les plus sobres – c’est son goût – aux avalanches de mots rares, aux références ou aux termes techniques. Le juré croit que la poésie n’a pas le mot pour but mais que sa trace ouvre un espace vers plus haut, plus intense. Il ne croit pas la vie simple mais croit à la simplicité, en tout cas à la grâce des effleurements. Marc Desombre

     C’est une tâche bien difficile qui m’est dévolue : tous ces poèmes que je viens de lire et relire  expriment le plus souvent  des rêveries qui parfois me paraissent d’un autre temps, comme si la poésie était restée figée sur le modèle du romantisme du 19e siècle ; mais dans le même temps  ces poèmes me touchent par les aspirations qu’ils révèlent : recherche de la beauté pureté de la nature, pérennité des choses de la vie et des moments de bonheur… Ce que j’aime personnellement dans la poésie, d’instinct comme ça : c’est le son, la musicalité des mots, et puis il faut que la poésie me dise quelque chose des hommes, pas seulement de l’intimité du poète, mais des hommes dans leur siècle…c’est peut être cela que je recherche ans la lecture de ces poèmes et qui ne transparaît pas vraiment. Séda Melik

     Très difficile de noter ; j’ai augmenté de 10 points toutes mes notes initiales pour que tout le monde ait la moyenne. Je trouve qu’il y a une certaine homogénéité dans l’écriture, parfois cela manque un peu d’originalité, mais globalement c’est un travail soigné. Il y a du souci de trouver des mots, de faire coller des images. Nathalie Melik

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Palmarès Prix François Dyrek de la ville de L’Haÿ-les-Roses :

 

Jury : Annie, Thierry et Gilles DYREK

 

1er prix : Poésie ô surprise Poètes, artisans es mots ciselés, de Jean-Marc CHANEL 1Er

2e prix : Paroles de femmes, Florence DESVERGNES

3e prix prudence mignonne, prudence…de Stéphane TRANNOY

 

4e prix : Acrostiche : Chante bon poème de Gérard BOUVIER

5e prix : Le chant de la nuit (Mahler) de Bernard BOSIGER

6e prix : Cardinal Lemoine de Jean-Marc CHANEL

7e prix : Voyez autour de vous les richesses du monde... de  CYRAKNOW (Bourgeois)

 

*

                Poésie ô surprise

 

Poètes, artisans es mots ciselés,

Ouvriers du verbe vivace, incarné,

Epuisant vos yeux à peaufiner vos vers

Sur votre établi et faire ainsi que reste

Incandescent le chant qui sourd de vos lèvres,

Ecrivaillons d'un jour ou de davantage,

Ô poètes, persévérez votre ouvrage

Salutaire à temps et contretemps, par

Un temps d'orage ou par beau temps- il n'y a

Rien qui doive arrêter votre élan - et puis

Poussez les portes closes, frappez jusqu'à

Recevoir l'invitation d'entrer pour un

Impromptu récital de vos poésies

Suivi d'un moment convivial de partage

Et de surprise d'où jaillira la joie.

 

Jean-Marc CHANEL

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Prix Robert Bigot 2015 de la lettre en 15 vers

Jury : les poètes Thierry Sajat et Patrick Raveau

 

 

1ers ex æquo

À une malade endormie de Jean FAURE

Lettre à  C.B. de Frédéric MARTINET

 

3e ex æquo : Poupougne, lettre à ma petite chatte de Florence DESVERGNES

Cet oiseau de paradis, sera mon idole de Nadia ESTEBA

 

5e Lettre à un réfugié de Marc-Emmanuel MAGE

6e Chacun s’amuse... de Dominique ZEDET

7e Passion littéraire ou Cher Cyrano... de CYRAKNOW

8e Lettre au Maître Corbeau de Stéphane TRANNOY

9e Lettre à Raymond Devos, humoriste de Jean-Marc CHANEL

10e Lettre aux Icebergs de Jacqueline DELAPORTE

 

*

       À une malade endormie

 Je te vois sur le lit de cette chambre blanche,
Assoupie sous l’effet de ces puissants calmants
Qu’un bocal suspendu distille lentement
Par un long tuyau clair dans le creux de ta manche.

Le temps de l’hôpital est celui de l’attente
De ton prochain éveil, des pansements changés,
De l’avis du docteur et des soins allégés,
Du jour qui te verra rire, convalescente.

Pour l’instant tu survis dans le monde des songes.
Je teste ton sommeil et ma main doucement
Se pose sur la tienne en un effleurement.

Tu ne réagis pas et ta nuit se prolonge.
Je ne peux pas, hélas, comme un prince charmant
Réveiller d’un baiser ma belle au bois dormant !

(Ouvre tes yeux, ma Mie, je t’en prie instamment.)

 

     Jean FAURÉ

 

*

     Lettre à  C.B.

 

Te reconnaîtras-tu en lisant cette lettre ?


Etre ou ne pas être est toujours la question.

Conscient de ton génie, tu as tant voulu être

Célèbre et reconnu mais sans jamais paraître,

Et tu as trop souffert par des fustigations.


Tu as été blessé par des persécutions,

Et c'est en albatros que tu t'es vu, peut-être,

Pour exprimer au mieux l'état de ton mal-être,

Rejeté en ton temps avec obstination.


Or, tu es aujourd'hui une vraie référence.

Ton nom est célèbre, dit avec déférence.

Tes poèmes résonnent en un chant de cithares.


Ton prénom d'empereur est bien à ta mesure,

Tes poèmes s'imposent en géniale croisure.

Tes "ailes de géant" ont fait de toi Icare.

 

     Frédéric MARTINET 21.07.15

 

**

      Prix Bernard Chasse du Verbe Poaimer 2015

Juré le poète Bernard Chasse de L’Haÿ-les-Roses

PALMARES DU PRIX BERNARD CHASSE 2015 :

 

1er prix Un seul mot suffit et Poésie de révolte par Charly MATHEKIS

 

2e ex æquo :

     Un lieu: Le cap Sounion de Gérard BOUVIER80

     Un Clair de lune en 1914 de Florence DESVERGNES80

     Jeux de lumière à l’aube de Georgette CHEVALLIER 80

     Le vent pour nous est une  précieuse  personne de Nadia ESTEBA

     La route de Samarcande de Jean FAURÉ

     Espaces… d’Andrée GLASSON

     Aurore à Liligo de Philippe GUGGIARI

 

3e ex æquo : Le charme poétique de Florent KAMBASU KASULA

                     Parking de supermarché de Marc-Emmanuel MAGE

                     Balade en vélo dans Paname de Jean-Pierre PALISSIER J.P.P.

                     La véritable Histoire du Cheval de Troie de Stéphane TRANNOY

 **

     Cher Laurent, Quels mots puis-je employer pour exprimer mon remerciement à l'occasion de ce prix que vous m'annoncez ? Quand je lis  les textes des ''autres'', pensez que parfois je remets en question mon ''arrangement''... Et puis je me dis que finalement chacun possède son originalité et que c'est cela  la richesse de la poésie...
     J'ai couché sur deux pages que voilà en pièces attachées quelques-unes de mes réflexions sur la ''poésie et son rôle dans le concert de l'humanité''...QUICONQUE ME LIT SOUVENT CONSTATERA QUE JE ''TOURNE EN ROND'' EN FAIT, SUR LA NOTION DE SOLIDARITÉ DE PAIX, DE LIBERTÉ, D'AMOUR...Et que chanter d'autre si ce n'est cela ?
A MONSIEUR BERNARD CHASSE, savez-vous ce que je lui souhaite? D'écrire sans se lasser, jusqu'au ''lit de sommeil éternel''... C'est en tout cas ce que personnellement je me suis toujours souhaité...Et pour le texte de remerciement, je peux modifier à tout moment, si vous estimez qu'il en vaut la peine. Poétiquement,
     Charly MATHEKIS

                                              Mot de remerciement,’’ La joie de Poaimer’’

 

Chers poètes, hommes et femmes des Belles-lettres,

Un mot ne suffit pas

Et même un millier  restera insuffisant

Pour exprimer exactement la joie qui nous inonde

Lorsque nous apprenons, sur la voie des ondes

Une nouvelle comme celle de notre position

A l’échiquier poétique ou de nos relations sociales

 

Ce que nous voulons exprimer par ce mot

C’est en fait un sentiment de   grande fierté

D’appartenir à un cercle de gens épris de Liberté

Que sont les Poètes du Verbe Poaimer, 

Ces passionnés de Belles-lettres qui, à chaque seconde

Pensent, chacun, dans son coin, à l’avènement d’un monde

Où chacun trouve une place de majesté

Et se sent essentiel, soutenu, encouragé

 

Monsieur le Président de l’Association du Verbe Poaimer,

Celle au doigt de qui il plaça un jour l’anneau des noces,

Nous avons cité, Monsieur et Madame Dyrek,

Voudront bien trouver l’expression de notre hommage

Pour le travail de longue haleine qu’ils abattent

Prêtant attention à chacun de nos textes …

 

Ce que nous voulons exprimer par ce mot

C’est surtout un encouragement pour tous

De nous diriger sans faille vers l’Etoile qui fait signe

Même si le jour et la nuit parfois sont entachés de cafard et d’ennui

Même si la fatigue ou l’orage nous font lâcher un peu prise

 

Parce que sans le poète et sans la poétesse, nous le savons

Les oiseaux cessent de tisser les nids, les escargots se recroquevillent

Fermant la porte au soleil et aux merveilles  autour de leurs cocons

 

Ce que nous voulons exprimer par ce mot,

C’est la détermination d’aller toujours de l’avant

Et faire en sorte que la Poésie qui en chacun s’endort

Puisse se réveiller, s’épanouir et porter des fruits de bonheur

 

Et ce sera par notre participation assidue

A des séances d’appel à textes, dans notre terroir natal,

L a République Démocratique du Congo pour qui nous souhaitons la Paix

Ou partout où nous pouvons accéder aux humains, les formant, si nous pouvons …

 

Ce sera surtout par un coup de pouce aux plus petits qui doivent nous voir à l’œuvre

Et que nous devons mener vers les études en leur apprenant à aimer le Livre

Et surtout à croire en l’Artiste des Artistes …

 

Un mot ne peut suffire
Et même un millier ne peut exprimer le bonheur
D'un enfant qui reçoit en cadeau
Soit un pan du ciel ou bien un château
Auquel chacun de nous aspire
Tant les mots sont parfois limités
A moins de dénicher ceux que même le sourd peut entendre
0u ceux que l'aveugle peut lire...

Le prix que nous recevons ce jour nous enchante
Et nous rappelle que nous devons militer pour l'excellence
Surtout pour le leitmotiv qui nous unit, Poètes du monde: la Liberté

Merci à vous, pour l'âme qui vous anime
Cet esprit qui nous réunit, au-delà des individualités
Merci à cette communion de cœurs
Qui nous prouve que le Paradis existe, en vérité
et ici, seule Poésie a droit de cité...

Mais la route est longue
Et nous devons chaque jour aiguiser nos plumes
Sous la lumière des étoiles
Et si elles s'éteignent
Puissions-nous réveiller les lucioles
Pour nous tenir compagnie
Afin de panser, penser et recréer la Vie...

                 Charly MATHEKIS,

Butembo, République Démocratique du Congo

*

 Prix Bernard Chasse 2015

 1er

            Un seul mot suffit

 

Un seul mot suffit

Pour que poésie

Puisse casser les fusils

Un seul mot, et la poésie

Transforme pour la vie

Le célibat en vie de marié

L’esclavage en liberté

Un seul mot pour que s’ouvrent

Les prisons, au Congo et à Guantanamo

Un seul mot, ou mille, s’il le faut

Pour que pleuvent des cris de joie

Et que les clandestins qui se noient

Prennent un bateau en toute tranquillité

Et qu’ils voguent en toute liberté

Gardant le mot clandestin seulement comme parure…  

 

11 h 53, 27 mai 215 Charly MATHEKIS

 

** 

     En ces temps incertains et tragiques pour beaucoup d’êtres humains, il est navrant de voir et d’écouter à la télévision certains intellectuels ou prétendus intellectuels, sombrer dans leur ego, sinon en leur égoïsme people, il est aussi rassurant de lire les très beaux poèmes que m’a envoyés Laurent Desvoux, de constater que des poètes retrouvent les mots de Paul Eluard pour chanter la Liberté, réclamer la Paix, et appeler à la Solidarité. Grâce au Verbe Poaimer les poètes ont la parole. Soyons assurés qu’ils n’y renonceront pas. 22 septembre 2015.     Bernard CHASSE

**

 

Prix Verbe Aimer etc 2015 du Verbe Poaimer

Jurée Brigitte Moyon-Dyrek, co-directrice de Jeux d’Epreuves

 

Premiers ex æquo :

 

 - Un baiser de Dominique ZEDET

 - Souviens-toi de rêver de Marc-Emmanuel MAGE

 

      3e prix ex aequo : Les saisons et leurs joyaux de Nadia ESTEBA La générosité est une arme féconde… deBéatrix LABONDE-DESOLNEUX

 

5e prix : Impressions entre ciel et mer  deCaroline BOUJARD

6e prix : J’ai rêvé d’un autre monde, il s’est endormi au matin de Florence DESVERGNES

7e prix : Rêve de gosse de Stéphane TRANNOY

8e prix : Comme une cloche au vieux campanile de Jean-Marc CHANEL

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Premiers ex æquo :

 

  Un baiser

 

Embrasser à foison, plaisir incomparable

Que les amants, heureux, échangent tous les jours.

Ce bonheur n’est pas mien, je recule toujours

Quand s’approche, trop près, une bouche adorable.

 

Même un bisou gentil, se voulant honorable,

M’angoisse et sans un mot, j’abrège mes séjours ;

Grand timide ou bêta, refuse les bonjours,

Vivant seul, en reclus, honteux et misérable.

 

Je ne réponds jamais quand s’enflamme mon cœur,

Au fou désir, charnel, prisonnier de ma peur :

Tortures en mon corps, froides, terribles lames.  

 

J’aurais aimé, ce soir, guérir, exorciser

Ce mal, envahissant, qui m’éloigne des dames,

Pour qu’avant de mourir, l’on me donne un baiser,

 

Souvenir éternel qui ravira mon âme.

    Dominique ZEDET

 

*

     Souviens-toi de rêver

 

 Souviens-toi de rêver quand le réel te pèse,

Quand les banques t'appellent, quand le chômage frappe

Lorsque les fins de mois commencent dès le treize,

Lorsque tous tes amis t'ont passé à la trappe,

 

Souviens-toi de rêver lorsque dans la Corrèze

Les pesticides tuent tout autant qu'au Zambèze,

Lorsque le gaz de schiste va polluer les nappes

Lorsque Zorro est mort d'Ebola sous sa cape,

 

Souviens-toi d'espérer de boire une eau potable

Quand le désert flétrit les oasis des sables,

Quand des réfugiés noient leurs soucis dans la mer,

 

Imagine-toi voir enfin de vraies panthères

Autrement qu'au zoo ou chez les antiquaires,

 

Souviens-toi de rêver que notre verbe aimer

Se conjugue au futur sur la terre abîmée.

                        Marc-Emmanuel MAGE

 

**

 

PRIX CHARLY MATHEKIS du Verbe Poaimer 2015

Bonjour, Laurent. Après lecture et relectures, voici les cinq
ensembles que je préfère :

1er  Gérard BOUVIER---------------------''La vie par les mots''...

2      Jean FAURE-------------------------  '' La joie de poaimer''...

3    Frédéric MARTINET---------------'' En vers et contre tout''...

4    Jean BENARD----------------------''A l'ami rimailleur''...

5      Bernard BOSIGER------------------- ''La maison des justes''...

 

     Je félicite tous les concurrents et je suis émerveillé de tant de trouvailles, tant de féeries, de travaux pour faire avancer la 'Poésie'' et faire vibrer les cordes de nos cœurs.

    Poétiquement, Charly MATHEKIS Butembo, République Démocratique du Congo

(qui avait remporté le premier prix du meilleur ensemble francophone 2014)

 

 

      Acrostiche: La vie par les mots

Liberté, premier cri jaillissant des poitrines

Accompagné de feu de colère et d’espoir

Vieux rêve à accomplir aux accents rouge et noir

Incendiaire, amoureux d’un bouquet d’églantine

Ensuite vient l’Amour au suc de mandarine

Paladin arborant sa croix en ostensoir

Allant par monts par vaux du matin jusqu’au soir

Ranimer une ardeur qui sans lui ratiocine

Liberté et Amour d’où naquit Poésie

Enfant chérie des Dieux dotée de toutes grâces

Soleil de tous les mots et de la vie qui passe

Mot, compagnon des jours et des nuits d’insomnie

Obstinément présent aux deuils ainsi qu’aux fêtes

Toujours prêt à servir, torturant le poète

Soucieux de faire honneur à son meilleur ami

                           Gérard BOUVIER Etourvy le 22.07.2015