Estrambot pour feu mon ami Yves de la rue des Tournelles

 

      à Marie-Jo, sa sœur, maître-verrier des vitraux d'eau, de terre et de lumière

 

J’ai perdu et je n’ai pas perdu un ami pour la vie

Il était devenu mon Drôle De Mentor, il avait vingt points forts

Il prodiguait des vues extraordinaires sur la vie

Comment prouver qu’il avait raison, en tout cas il n’avait pas tort

 

Il faisait mille, douze mille improbables récits

Etait-ce une épopée ? un combat qu’il vivait ? une métaphore ?

De comprendre le monde en ses sacrés enjeux en ses secrets ressorts

Au moins il donnait cette envie et il n’avait pas tort - parmi des roses d’or

 

Ma femme et moi, avions connu « L’Apôtre de la Roseraie »

De qui nous eûmes, les pétales tombés par la faux, bien des regrets -

Dans cette rue, la plus ancienne de la ville, au centre de L’Haÿ

Yves était en quelque sorte « Le Prophète des Tournelles »

 

Lui qui était Breton de Paris et de l’ancien et des nouveaux mondes

Pour qui l’architecture à Perpignan ou Pont Aven n’avait pas de secret

Il connaissait la ville, la forêt, les chats, les gens, la peinture et la vie encore

 

Il était chaleureux, vivant, vif - et chargeait en bonnes ondes

Qui arrivait le cœur en plomb repartait le cœur en or

Et repartir le cœur léger des Tournelles aux chemins du monde

 

     Laurent Desvoux-D’Yrek à L’Haÿ-les-Roses le 19.9.2018.

 

**

 

JEUDI 20 SEPTEMBRE 2018  A)

 

Ce jeudi 20 de fin d’été

Levant la tête vers le ciel

 

Ciel de Lhay phLD18

Un signe ou deux sont à guetter

Ou mille combien de nouvelles

 

Pour nous envoyer en chemin

En chemins d’allers et retours

 

Tel nuage signe de main

Salut d’amitié et d’amour

 

Levant la tête vers le ciel

Le Soleil lance rayons vingt

 

     Texte y407 en IDF au matin.

 

 

JEUDI 20 SEPTEMBRE 2018  B)

 

Tes obsèques à quatre-vingts

Ans, soit quatre fois vingt ans

 

Comme une jeunesse éternelle

Tu m’avais assuré partant

 

D’atteindre quatre-vingt-dix-sept

Il manque un estrambot d’années !

 

Comme dit France c’est bagage

Que tu me laisses, un viatique !

 

Sacré Yves ! ombre et lumières

Alternent au vitrail des cœurs !

 

     Texte y408 en IDF au matin.

 

Textes de Laurent Desvoux-D’Yrek le 20.9.18.

 

                         In Jeudis 20.