Les Jours, les Vers et les Années par Laurent Desvoux

Animations ardent mars 2018 du Verbe Poaimer Bateau-Ville, concours poésie et prose, livre Des Chiffons de Javel...

 ANIMATIONS DU VERBE POAIMER EN ARDENT MARS 2018

 

LE BATEAU-VILLE !, ESTRAMBOTS,

PRINTEMPS DES POETES ARDEUR POETIQUE,

CONCOURS DE POESIE ET DE PROSE,

LECTURES, DEDICACES DES CHIFFONS DE JAVEL...

     7 mars 2018 : lancement sur Internet et les réseaux sociaux de

A la poursuite du Bateau-Ville !

 

     Qui est le créateur de la maquette géante de l’Auditorium Dispan de Floran ?

                - appel à témoignages et appel à textes

 

     Recherche avec la ville, avec l’Association du Verbe Poaimer souhaitant une suite au livre La Ballade du Bateau-Ville, avec tous les internautes qui ont une information relative à ce bel objet d’art étonnant, daté par les équipes de restauration des années 1960 pour ses matériaux.    

     Notons que ce bateau, acquis vers 1970 par Romain Bouteille aux Puces de Clignancourt, a longtemps orné le Café de la Gare, célèbre café-théâtre parisien, avant d’appartenir à la famille Dyrek, qui l’a offert à la ville en l’an 2000, après la mort du comédien François Dyrek, homme de théâtre, de télévision et de cinéma et citoyen de L’Haÿ-les-Roses.

     Lancement du concours francophone d'écriture, comportant deux grands prix de la ville de L'Haÿ-les-Roses pour les adultes, l'un de prose, l'autre de poésie par descriptions, imaginations, envolées, narrations, strophes, paragraphes...

                           - Un grand prix de 150 euros, le second 100e, le 3e 50e pour la poésie.

                            - Un grand prix de 150 euros, le second 100e, le 3e 50e pour la prose.

     Un total de prix de 600 euros avec le soutien financier et logistique de la ville de L’Haÿ-les-Roses. Le livre Des Chiffons…, initié par le Verbe Poaimer, est intégré au lot pour chaque prix. Le jury sera formé d'auteurs et de personnalités de L'Haÿ-les-Roses.

     Textes à envoyer à Brigitte et Laurent par fichier électronique à avpoaimer@yahoo.fr

Remise des prix lors de la Fête du Patrimoine à l’Auditorium Dispan de Floran en septembre 2018 (à préciser l’été 2018)

      Compte Facebook L’Haÿ-Culture + Blog du Verbe Poaimer + Page Facebook du Verbe Poaimer + Site de la ville L’Haÿ-les-Roses

 

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Mercredi 28 mars, atelier de dessin puis d’écriture

à partir de 8 ans et tout public

    

     Atelier de dessin à l’étage de l’Auditorium Dispan de Floran de 15h à 16h animé par des bibliothécaires – goûter de 16h à 16h30 -  atelier  d’écriture de 16h30 à 18h, "Le Bateau-Ville en Fantastique et Poétique !"

 

     Cet atelier d’écriture sera animé par des poètes du Verbe Poaimer, de récits ou de poèmes par observation du Bateau-Ville, la maquette géante de L’Haÿ-les-Roses visible au foyer de l’Auditorium, à l’étage, au centre ville de L’Haÿ-les-Roses. Participation d'enfants/élèves de L'Haÿ-les-Roses et des environs, observant la maquette, pour des détails de l'oeuvre - les maisons pittoresques sur le flanc - comme pour son apparence et architecture d'ensemble. Exposition des oeuvres par la suite.

     Remarque sous forme de souhait :  Les professeurs des écoles et des collèges pourront aussi faire imaginer et écrire des récits d’aventure ayant pour cadre fantastique le Bateau-ville !

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     Poèmes sur les lieux, les roses, les images

L’an 2 des estrambots, à écrire et à lyre !

 

     14 mars lancement des concours de poésie du Verbe Poaimer pour 2018, an 2 des estrambots ! poèmes de 18 vers (acceptés entre 15 et 20 vers), par exemple comportant trois quatrains et deux tercets ou deux quatrains, trois tercets plus un vers. Trois grands prix de poésie. Catégories jeunes et adultes. De nombreuses récompenses, dont 200 euros et des photographies certifiées de l’artiste Maya Angelsen.

     Le prix Bernard Chasse, concernant un lieu du monde au choix - pont de Paris, jardin, transport, banc, balcon, ville... etc.

     Le prix Ella et Rouben Melik, intégrant au moins quatre noms de roses de la Roseraie de L’Haÿ commençant par une consonne, comme par exemples : Belle aurore, Colibri, Danse du Feu, Fée des neiges, Grand Siècle, Harmonie, Jeunesse éternelle, Korrigan, La fontaine aux perles, Roseraie de L’Haÿ...

     Le prix « Charly Mathekis et les poètes de Butembo » concernant un poème portant sur une image fixe ou animée (sur un tableau, une photo, un film...) marquante, au choix.

     Règlement complet sur Le Blog du Verbe Poaimer, disponible sur support papier à la Vie Associative au Moulin de la Bièvre.

 

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      Les Printemps des Poètes depuis 2000, présentation-signature à la bibliothèque George Sand

     Samedi 24 mars de 15h30 à 17h présentation, lecture et signature de Des Chiffons de Javel... aux ardents poétiques.

 

     Ce livre est publié par les éditions Unicité, avec des poèmes de collégiens depuis l’an 2000 et des textes de poètes dont des poètes de L'Haÿ-les-Roses, « Ardents dits » pour le mois littéraire et Le Printemps des Poètes, thème : l'ardeur (poétique).

     Conception et présentation de ces animations d’écriture de Printemps des Poètes au fil des années dans un collège francilien par Laurent Desvoux-D’Yrek, préface d’Alain Borer, écrivain, poète et président du Printemps des Poètes. Les lecteurs de tous âges pourront puiser dans ce livre comme dans un réservoir d’idées, de thèmes, de dispositifs pour de nouveaux poèmes !

     Bibliothèque George Sand, 21 rue Henri Thirard, L’Haÿ-les-Roses, bus 286, 192, 172, 186.

     Livre inédit de 300 pages, 18 euros.

 

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     Des Chiffons de Javel... aux ardents poétiques, autres signatures :

 

- Librairie « L’Instant » à Paris XVe (Samedi 7 avril, 16h goûter de l’ardent poème),

- Librairie Studio Presse à L’Haÿ (samedi 14 avril 10h00 – 12h30),

- Stand Unicités au Marché de la poésie, Place St Sulpice à Paris (6 – 10 juin 2018),

     Dates et horaires à confirmer sur Le Blog du Verbe Poaimer et Le Blog de Monsieur Dyrek

 

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Le Printemps des Poètes ardent à quelques lieux et dates :

    - Mardi 13 mars à 14h30 à La Maison du Mexique dans la Cité Universitaire, les 10 ans d’une collection poétique « Accent tonique », lectures et musique
     - Mercredi 21 mars de 20h à 21h au restaurant Les Turbulentes, Estrambots de Laurent 3D54 et poèmes de Céline Escouteloup, musique classique à l’accordéon par Victor Korsakov, au 136 rue de Lourmel, Tout près de la rue de la Convention, métro Boucicaut, musique musique accordéon, on accordera aussi les mots les mots
     - Samedi 24 mars bibliothèque George Sand L’Haÿ-les-Roses à 15h30, lectures de poèmes Des Chiffons de Javel...aux ardents poétiques, dans le cadre du mois du "Sacre de la Littérature"
    -  Mercredi 28 mars 8 ans et plus, Auditorium Dispan de Floran centre ville de L'Hay-les-Roses, dessiner le Bateau-Ville (15h), écrire le Bateau-Ville (16h30)
près de l’extraordinaire maquette mystérieuse
     - Samedi 7 avril à 16h à La Librairie L'Instant au 118 rue de Lourmel à Paris 15e, « Le goûter de l’ardent poème », signatures du livre Des Chiffons de Javel...avec moult poèmes d’élèves depuis l’an 2000 (années paires) et poèmes de poètes d’aujourd’hui

    -Samedi 14 avril, signatures Des Chiffons de Javel..., librairie Studio Presse, centre ville L’Haÿ-les-Roses, rue Jean Jaurès de 10h30 à 12h30

 


03 mai 2019

6 textes de Laurent Desvoux-D'Yrek pour concours Nouvelles du RER B et photos remise des prix au CNL avec D. Picouly !

   

MES 6 RÉCITS AD HOC POUR CONCOURS DE NOUVELLES

DU RÉSEAU EXPRESS B, RENCONTRE ETANT LE THÈME

 

     Concours de nouvelles du RER B, deuxième édition, thème La Rencontre, avec un ou deux paragraphes d’amorces narratives composées et proposées par le romancier Daniel Picouly.

     Voici les six textes que j’ai écrits en décembre 2018 et janvier 2019 pour ce concours inspirant et qui trouveront place dans le cinquième tome des Ailes des Châteaux. L’un de ces récits se retrouvera dans le livret des 47 finalistes dans sa version en moins de 6000 signes. A noter que le jury a retenu le texte construit selon des hypothèses, comme celui qui avait été retenu pour le livret de la première édition, deux ans auparavant.

     Allez, montez à bord de ces textes, en voiture, Simone, avec Maurice et votre serviteur ! Cordipoeti et récits Laurent Desvoux-D’Yrek ce 22 avril 2019.

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1) Pourquoi qu’ils gourent ?

2) Vert-Galant, Fontenay-aux-Roses, vers galants ou fontaine aux proses !

3) Maurice ne saura jamais (récit finaliste parmi les 47 textes finalistes, version complète)

4) Robinson et Le Café des évadés

5) Les Jours rencontrés

6) Cette photographie et que je ne fis pas

7) Maurice ne saura jamais (récit finaliste parmi les 47 textes finalistes, version sous les 6000 signes)

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     1) Pourquoi qu’ils gourent ?

      La journée passa comme dans un rêve, sans rien d’extraordinaire, sauf pour le temps qui a passé, qui a filé, qui a couru comme un galop de souvenances.

      Le lendemain submatutinal, un jeudi vingt, il arriva au rendez-vous de prise en main du RER avec un bon « bus » d’heure d’avance et son regard fit, à peine, à songe, attention au nom complet et changé à la lettre : « Laplage – Maison des examens ». 

      Bonjour, je juppose gue vous êtes Maurige, je guis Fabrige, votre formateur, je vous attendais. Egxaminer, nous devons egxaminer votre gurrigulum vitae, vos gartes de gonduite, vos états de servige et l’état des voies gomme ja respire. Enfilez ce gilet orange et gourgeons ge lapin blanc.

      Maurice n’eut pas le temps de demander quel lapin blanc, il suivit Fabrige avec son gilet orange aussi, mais tirant vers le pamplemousse, qui faisait comme un feu follet devant lui après des échelons en nombre qui menaient aux doubles rails.

      - On va inspecter jusgu’au pont, le pont d’Argueil !

      - Dites donc, Monsieur Fabrige, y en a des choses sur les travées d’Arcueil-Cachan !

      - Oh oui, vous javez raijon, des ganettes jetées, ganettes gitrons d’Argueil ganettes gui pétillent à Gachan, des gartes à jouer  pigue ou garreau à Bourg-la-Reine-de-Goeur, goguillages et grustagés à Robingeon, des journaux abandonnés dans leur nuit de faits hivernaux, des géants petits soldats en plastigue doré ou gris, des lettres gui ont disparu d’la girgulation, des allianges égarées gui ge retrouveront demain… deux mains… deux mains…

    ...Gertes, gertes, mais le plus ingroyable au début, g’est de voir tous ges gens, des geans domigile figze qui gourent sur les voies jusgu’à immobiliger tout le trafig ! Et geavez-vous pourguoi gu’ils gourent, japerlipopette !?

     - Je sais pas moi pourquoi qu’ils gourent, Monsieur Guy, euh Monsieur Fabrige, peut-être… parce qu’ils font erreur…, peut-être… parce qu’ils veulent faire comme tous les Franciliens de cette « Ligne de sauts » qui courent du domicile au travail et du travail… aux courses ?

     - Oui, euh, gertains, g’est juste parge gu’ils veulent rattraper leur chien, leur unigue gompagnon gui geait les gongeoler !, leur gamarade de longuemigère et de durable infortune, gui a pris partant pourtant la fidèle poudre d’esgampette ! D’autres… et geomme un Théophrage emporté gu’il est de broger des portraits, g’est parge gue…

       Mais Maurice n’entendit pas le propos couvert par le passage d’un train avec ce chapeau : « Denfert-R^. » sur la voie d’à côté.

     - Regardez, regardez, le lapin sable blanc d’Alige, il est là sur ge pont, au-dejus de la troigième arche ! ge bel aguedug en moyen de transport des geaux gourantes de trois ou guatre rivières loin du Gard et du Gardon  : la Vanne, l’Isis, le Lunain et le Loing !  Des rêvières, je vous dis !

     - Il est superbe ce pont debout, Monsieur Fabrige, je l’avais visité de fond en comble un jour de fête patrimoniale de toute la Vallée de la Bièvre à la Chevreuse ; mais, sauf votre respect, il ne s’agit pas d’un lapin blanc, on dirait plutôt une manière de chien Pluto qui cherche quelque chose ou quelqu’un !

     - Pergeonne n’est parfait ni parfaite, je ne vais dong pas vous morigéner Mongieur Maurige, au risgue des mots, à gourse éperdue du langage, au divin jeu des aiguillages, à goût de doute, de gouge et de gouget, le jour aux gieux roges d’après dodos va bientôt poindre à l’horigeon de gette Vallée de la Fièvre à bord de Flugtuat neg mergitur !

     Et nous geommes en retard pour votre prige de gonduite,  les gages joncs lents à venir, trèfle en retard et engore très loing, gi loing de pouvoir aggomplir le retour de Folly à Laplage ! Aveg le jourire, le jourire des voyageurs g’il vous plaît, et aveg Dino mon lapin-chien !

     Gette journée page gomme dans un rêve, geans rien d’egxtraordinaire, mais pour le temps gui a pagé, gui a filé, gui a gouru gomme un galop de geouvenanges !

     Au galop volant gui a fui de guatre mille gignes et des pougières d’étoiles, garagtères espages gompris ou gomprises !

 

    Texte y489 écrit par Laurent Desvoux-D’Yrek les 23 et 24 décembre 2018.

 

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        2) Vert-Galant, Fontenay-aux-Roses, vers galants ou fontaine aux proses !

 

Vers galants ou fontaine aux proses voici les mots que je propose

Je suis le conducteur Maurice et je suis à votre service

Vous mener à destination pour République ou pour Nation

J’étais un conducteur de bus à présent j’ai le Réseau plus

Des rames où je fais mes rimes transporter certes et j’anime

 

Je suis désolé cher public pour l’interruption du trafic

Rien ne vaut la présence humaine et ma voix pour vous n’est pas vaine

Nous allons régulariser et je vais vous improviser

Vers galants ou fontaine aux proses voici les mots que je propose

Je suis le conducteur Maurice et je suis à votre service

 

Si je ne chante pas ma voix la nave va

Fontaine aux proses vers galants nous irons vers

Le programme du jour que vous alliez en cours

Bureau ou promenade on reste pas en rade

Je vous le promets bon promettre c’est chanson

 

Par mes mots mes rythmes mes vannes je suis le renard comme l’âne

Le corbeau et le rossignol comme un aubergiste espagnol

Je fais mes fables avec vous et vous inspirez mes vers doux

Peut-être n’entendez-vous pas le regard vers les voies

Sur chaque oreille un écouteur ou vos propos ou la rumeur

 

Vers galants ou fontaine aux proses voici les mots que je propose

Je suis le conducteur Maurice et je suis à votre service

Un contact avec le public voici le service public

De la bonne humeur à gogo du vert du bleu de l’indigo

A présent notre train repart le lapin blanc est en retard

 

Prochain arrêt la plage ! Eh oui c’est un voyage

La vie - et surprenant ! qui nous sort de nos plans

Et tout n’est pas tracé d’avance hors le passé

Je viens d’un coquillage et vous mène à ma plage

Vous invite au voyage ! à partir à la nage !

 

Mots galants fontaine de vers en conducteur du RER

Je vous mène Alice et Lesage au désir d’un autre voyage !

Vert-Galant Fontenay-aux-Roses de galants vers fontaine aux proses

Par l’aventure du langage arriver à une autre plage

Arriver plus loin que la page plus loin que pavés et qu’images…

 

    Texte y490 écrit par Laurent Desvoux-D’Yrek les 24 et 25 décembre 2018.

 

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      3) Maurice ne saura jamais (récit finaliste parmi les 47 textes finalistes, version complète)

 

     Maurice s’en alla pour le XXIe…, pas le XXIe siècle, il y était déjà et pour un bon bout de temps encore, non il prit la destination du « XXIe arrondissement », le Trouville-Deauville – les planches, les cabines de plages, les maisons balnéaires à belle façade, les mouettes à rire perçant et les livres de sable ainsi que des châteaux – chouette ensemble qu’il n’avait pas revu ou entendu depuis l’enfance. Laissons à sa conduite pour un instant Maurice, son habitué et d’autres passagers encore, qui vont apprendre sous peu le changement d’itinéraire à l’inédit du jour, l’ultime de Maurice sur cette ligne de bus qu’il avait tant aimée, surtout pour ses rencontres quotidiennes et surprenantes.

     Maurice ne saura jamais pourquoi la station s’appelle « La Plage », eh bien nous si, et vous aussi et - à moins que vous ne connaissiez Maurice -, lui ne le saura pas. Sauf si cette histoire se retrouve dans un livre entre ses mains, lui qui, dès demain, tiendra un RER à bout de bras, de Saint-Rémy-lès-Chevreuse jusqu’à l’aéroport au nom du Président-qui-a-fondé-la-Cinquième.

     Mais sais-je vraiment pourquoi la station de bus s’appelle « La Plage », alors que toute mer est à centaines de kilomètres… loin des vingt arrondissements de Paris et des vingt-neuf communes limitrophes. Ne devrais-je pas annoncer autrement la couleur de sable, d’or ou d’argent comme je vais vous inventer des hypothèses, parmi lesquelles peut-être se nichera la vérité. Et je ne vous demanderai pas de voter pour cette vérité, on vote pour une conviction, pour une action d’ampleur à mener. Et quel accès à la vérité avons-nous ou ai-je ? Moult Etats se battent pour un accès à la mer. Qui veut se battre pour un accès à un bord de vérité ? La vérité est un fleuve, une mer, un océan dont l’accès soit si primordial, qu’on ait à y masser des chars ou des barbelés. Mais je m’égare loin des gares et des stations.

     Alors… ma première hypothèse est que le romancier parcourant rapidement et distraitement la liste des quarante-sept stations de la Ligne B quand son œil gauche en divergence de son œil droit vit « La plage » au lieu de « Laplace », le nom d’un célèbre inconnu, un grand savant français de probabilités et de mécanique céleste, cela lui fit esquisser un sourire discret mais tenace : il tenait là l’amorce du paragraphe qui allait jouer le rôle de hameçon des récits et des dialogues. Car il croyait en la commutation des lecteurs et des auteurs, en la réversibilité de ces rôles et qu’un terme, qu’un seul terme de hasard ou de nécessité, de justesse ou de surprise, de lapsus ou de côté, quelques mots bien agencés pouvaient servir de catalyseur pour une histoire, de déclencheur pour mille histoires en réseau de signes et de lignes.

     Ma deuxième hypothèse est l’influence de « Paris-Plages » au plein cœur de Paris depuis soixante-quatre saisons, au long des berges récréatives, ludiques et improbables, au sortir d’au moins deux maxi-stations de la Ligne B : « Saint-Michel - Notre Dame » et « Chatelet-les-Halles » où les étés ont invité Parisiens et Banlieusards de tous poils, de tous âges et de toutes conditions sociales à profiter de ces plages, qui avec herbe ou sable fin qui avec des filets de jeux de ballons qui avec des coins lecture sous l’ombre de palmes, lorsque la possibilité de partir au loin, dans le rêve des congés payés de 36, s’absente ou s’éloigne et que la portance d’un Réseau Express apporte comme une compensation, un plan B ou un cadeau. Sur l’auteur féru d’enfance, de lieux en fusion dans son choix de nom de station…

      Ma troisième hypothèse est que cette station existe vraiment sur quelque ligne banlieusarde mais qu’au départ la station s’appelait sobrement, simplement, couramment « La place » - mais que fut adoptée à l’époque une police de caractères où le c et le g étaient fondus quasiment sur la même pièce de typographie et que par la suite avec une autre police « La place » fut changée en « La Plage » (peut-être pourrions-nous à ce sujet solliciter la police des polices de caractères pour identifier si ce fut du Garamond, du Gill, du Papyrus, du Trébuchet…, du Clemens, ou du Mystère et boule de gomme…) et que l’exotisme d’une telle appellation ne fut pas pour déplaire et dans ce quartier tout entier dévolu aux fleurs-artistes, « La Plage » apparaissait comme une algue, une étoile-de-mer ou une invitation au rêve et au voyage, une occasion de constater que le quotidien est lui-même objet de questionnements, un lieu, un temps d’énigme ou de mystère…

     Ma quatrième hypothèse est que cette station s’appelait « La Page » en relation avec l’œuvre qui ornait la place pendant vingt-quatre ans, une sculpture représentant un écrivain devant sa feuille blanche au moment où les muses se penchent sur son épaule pour contrer son angoisse de ne pouvoir rien faire advenir : ni récit, ni description, ni hymne ni satire, ni lettre ni chanson, ni émotion en vers ou prose. Or l’œuvre de bronze avait été retirée pour des raisons de dégradations et envoyée au « pilon ». On ajouta une lettre au milieu de « La Page », car s’il devait y avoir des questions sur la raison de ce nom bizarre, autant y ajouter la connexion du rêve estival et du festival Roses-Manet.

     Ma cinquième hypothèse est que le nom initial de la station « La plage de silence » faisait s’interroger plus encore les passagers - et les conducteurs qui ont précédé Maurice avaient du mal à se concentrer sur la conduite, on était loin du silence évoqué, - alors que la signalétique « Défense de parler au chauffeur » roulait de gros yeux et que la cité Dahlias-Mozart ou Bégonias-Beethoven envoyait déjà du son, son, son à foison et qu’à l’instant, sur l’aile,  la lucarne du petit écran m’apprend en clignotant qu’un jeune garçon est miraculeusement sorti indemne d’une spectaculaire avalanche à « La Plagne »…

     Et ne vous ai-je livré ici qu’une main d’hypothèses, vous pouvez en dessiner une autre, une seconde, et deux pieds pour finir mais sans appuyer sur le champignon, fût-il de Paris… Je m’appelle Désart, c’est heureux et beau-hasard de porter le nom d’un pont de ma grande ville d’Île-de-France. Quant à Maurice, son prénom, in fine, me fait penser à l’île éponyme dont les « plages de sable blanc, frangées de cocotiers » figurent parmi les plus belles du monde. À vous de vérifier en prolongeant le voyage du RER B - comme l’authenticité et la véracité de cette assertion du grand Mark Twain ou de son feu jumeau : « L’île Maurice fut créée d’abord, et ensuite, le paradis fut copié sur l’île Maurice.» Aux plages fantastiques aux bords pavés d’oursins et de coraux où vous êtes priés de ne pas vous blesser…

     Texte y492 écrit par Laurent Desvoux-D’Yrek sur deux départements franciliens le 27 décembre 2018. Peaufiné du 28 au 31.

 

RER B BLR champetreLa photo à l'envers, le ciel en haut quand même ! Photo et alexandrin Laurent 3D55

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           4) Robinson et Le Café des évadés

 

     « Prochain arrêt : La Plage ! » Maurice sourit. Il y a un arrêt, mais toujours pas de plage. Juste de la ville. Qui a bien pu donner ce nom à cet arrêt ? Maurice n’aura pas la réponse. C’est son dernier jour au volant de son bus. « Prochains arrêts : Laplace, Luxembourg, La plaine Stade de France, Sevran Beaudottes, Aéroport Charles de Gaulle. » Demain, Maurice conduira une rame du RER B. Un aiguillage en forme de rêve … ».

      « Clignotant. Maurice n’a qu’un regret. Il n’a pas retrouvé le film dans lequel un autobus s’échappe à la mer. Du noir et blanc. Année cinquante. Un autobus à plateforme. Maurice avait promis ce titre à un voyageur. Un habitué. Il monte à « La Plage ». Il faut tenir ses promesses. Gamin on lui avait promis la mer. Il ne l’avait jamais vue. Et après. Ça ne compte pas. Voilà l’habitué. Ouverture des portes. Bonjour ! Fermeture. Clignotant. « Alors monsieur Maurice, vous avez retrouvé le titre du film ? Tant pis. Demain ! » Maurice s’en veut. Il n’y aura pas de demain. Feu rouge. « Attendez, j’ai mieux. Et si on allait à la mer ? » Le feu passe au vert… » - Deux paragraphes d’amorces narratives composées et proposées par le romancier Daniel Picouly.

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     À la mer ! non j’ai pas mieux, Maurice, mais j’ai hôte-chose à proposer, je vais vous amener, si vous le permettez, au « Café des évadés ». Allez, laissez-vous guider, vous prenez deux rues à gauche, puis une rue à droite. Là, c’est marqué « Impasse de l’avenir », mais en fait il y a un passage. On va descendre ici, un peu plus loin il y a ce café, j’y suis arrivé il y a trente-trois ans, comme un « Robinson » naufragé des jours et c’est pourquoi on m’appelle Robinson et tu peux m’appeler Robinson, Maurice, ça me fera plaisir. Ce café porte ce drôle de surnom, car nombre des évadés de la vieille prison de Fresnes trouvaient ici un abri provisoire, pour poser leur mal, jusqu’à ce que ce passage obligé soit identifié aussi par la maréchaussée. Dans ce café, j’ai pu fréquenter Le Chinois d’Or, deux membres du gang Le Pastiche et un gars qui a accueilli dans son chez lui transformé en cache l’ex-ennemi public numéro un. Maintenant ça s’est calmé et La grande évasion passe par d’autres pistes. A la caisse, la belle Eva et son industrieux Vendredi vendent des cigarettes dont les fumées et les cendres roulent ou s’enroulent dehors et des tickets perdants par milliers - quelques-uns de gagnants, ça fait un peu de rêve et d’évasion.

     Dans ce café, il y a eu longtemps une photo signée par Aznavour, Ma Bo-hè-me, il avait un ami qui créchait par ici et allait le chercher à Orly. Non pas le dimanche ou pas que je sache, surtout que c’est le jour de fermeture dans ce rade. Ce café s’appelle « Les Regrets », j’ai jamais su pourquoi, y en a un qui m’a dit que c’était de la poésie, comme pas loin y a le collège Ronsard et l’allée Baudelaire. Parfois y a un gars à cette table-là qu’a toujours des fiches où il note tout un tas de poèmes et il y a eu des embrouilles avec des gars du comptoir qui pensent qu’il écrit tout pour Big Grand Frère. Mais lui il s’en défend, il dit qu’il a besoin des rythmes et de humer la vraie vie avec des odeurs de café, de conversations du commerce et de bitume. Non ce n’est pas moi, ce gars, j’y ai jamais pris la moindre feuille pour écrire, je suis plus à l’école avec des ardoises ou les tablettes, non moi je suis Robinson et chaque jour dans ce café je vois le temps, je goûte le temps qui passe doucement et qui s’évade par moi et avec moi. Et c’est à la fois un délice et un supplice dans la vallée.

     Et c’est là qu’est ma demeure entre le « Quartier des Fleurs » et le « Quartier du Petit Robinson ». C’est là qu’est mon île et c’est devenu mon pays, vous comprenez Maurice, même si un Bateau-Ville accostait devant la terrasse pour me proposer le voyage de retour ou si avion d’Orly prenait cette rue pour atterrissage momentané, je ne monterais pas à bord. Et si un hélico se posait là à deux mètres avec un évadé tout frais, je ne prendrais pas sa place pour trouver l’aventure dans un ailleurs ou un autrefois. Et si ailleurs, autrefois, plus loin, plus tard, il y a un soleil qui brille plus fort et que la misère y semble plus supportable, c’est ici, Maurice, que j’ai mes rendez-vous de jours après jours avec la vie. Et ton bus, Maurice, oublie pas de le rentrer au dépôt. Autrement, ils pourraient venir te coffrer. Allez, je t’offre le café, le chocolat ou la menthe à l’eau de tes rêves et retour au passage de l’Impasse de l’avenir…

 

     Texte y496 écrit par Laurent Desvoux-D’Yrek en Île-de-France « Place de la Gare », au Bord du RER B, le 2 janvier 2019. Peaufiné le 3 dans le Val-de-Marne.

 

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         5) Les Jours rencontrés

 

      Et je rêve… oui je rêve sur les noms des stations, je suis le robin… robinson. Je quitte la place et je quitte le bagne. Et je vais plus loin même que Châtelet-les-Pagnes… Plus loin que les plaines mornes ou viornes…, plus loin que les sous-bois…, que les expositions de claies de myrte ou de myrtilles... Et je rêve que si je fais rencontre, ce ne soit seulement de Vendredi après naufrage…, échouage…, sur quelque plage ... Je rencontre aussi Monsieur Lundi à la station Arcueil qui demande si ça va comme… si ça va commun… sur le seuil. Je rencontre Madame Mardi sur le quai de Gentilly, seuls nous savons pourquoi elle m’a souri. Je rencontre les frère et sœur Mercredi à un tourniquet de Port-Royal qui rêvent de faire partie de nouvelles finales du handball international.

     Je rencontre, assise au milieu de la semaine et de mon RER, Mademoiselle Jeudi Garland à qui je dis ou je dirai des vers galants, des vers gentils et Que faites-vous ce samedimanche ? Ça vous dirait, à Saint-Rémy-lès-Chevreuse, au chemin de Jean Racine ou de Michel Tournier, des acrobaties verbales, verticales, dans les branches ? À regarder comme penche le ciel jusqu’à la venue des étoiles. Et à rêver… ensemble… sur les noms des étoiles… au galop tendre et étincelant des Cavales !

 

     Texte y503 écrit par Laurent Desvoux-D’Yrek notamment dans les transports, notamment dans le RER B le 7 janvier 2019. Peaufiné à Paris le 8.

 

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        6) Cette photographie et que je ne fis pas

 

     J’avais repéré dans l’un des vastes couloirs du RER B :  Luxembourg ? Saint-Michel - Notre Dame ? Châtelet-les-Halles ? Gare du Nord ? cette affiche bleue avec le mot RENCONTRE en grand pour un concours de nouvelles. Il s’agissait de continuer un paragraphe concernant mon copain Maurice, conducteur de bus dans ma banlieue sud, et que je taquine chaque jour au sujet des noms improbables de ses stations La plage, La montagne, Le volcan, La face cachée, Le rêve en lui demandant à chaque fois la nécessité de ces noms en fonction des lieux urbains traversés à mille lieues et lieux d’une plage, d’une montagne, d’un volcan, d’une face cachée et d’un rêve… car tout avait changé à la RATP lorsqu’il m’avait enfin embauché, après plus de vingt ans de demandes réitérées, dans leur service de communication en tant que poète et fournisseur privilégié de noms de stations poétiques et d’alexandrins métropolitains à entrain, mais je n’en avais soufflé mot à Maurice…

     Et juste sous l’affiche, alors que de part et d’autre les gens pressés se croisent en marches et courses efficaces, il y avait cette Dame, depuis des années déjà je la voyais dans son fauteuil roulant, en train de faire la manche, avec parfois, près des roues, des détritus de canettes ou de sachets. Une dame âgée avec un grand regard fatigué qui venait de loin et avait l’air de retomber inexorablement. Il y a deux ans à peu près, elle avait un panneau où elle avait écrit ce message « J’enterre ma sœur » qui m’avait fendu le cœur et me paraissait allier misère et mystère, comme peut-être toute vie humaine, en quelques fenêtres entrouvertes. L’affiche « RENCONTRE » avait alors un côté ironique et semblait en raccourci un poème en prose de Charles Baudelaire en une image sociale et appel à la fraternité, par-delà les barreaux des relations et conditions d’êtres se pensant foncièrement différents (en me relisant j’essaie de me représenter « l’autre côté » de l’affiche, comme on s’aventure outre miroir…). Je repasserais, me disais-je, pour la prochaine fois, avec mon smartphone dernier cri et le nombre impressionnant de ses pixels, accomplir cette photographie, cette image unique, qui peut dire bien plus que des mots, des phrases, des vers, des discours ou des volumes. Oui mais…

    Pour ce, me ferais-je voleur de cette photo ? Appuierais-je pour déclic sans demander l’autorisation ? De quel droit ferais-je entrer dans la vie des expositions mondiales des réseaux sociaux et des toiles numériques cette personne peut-être Sans Domicile Fixe ? Lui achèterais-je pour quelques pièces, quelques canettes, quelques sachets mon sésame photographique ? Devrais-je choisir un angle où l’on ne verrait pas le visage, mais seulement la silhouette et le contexte ? Ne serait-ce pas là l’occasion vraiment de rencontrer cette personne, d’entrer dans un échange véritable où nous nous conterions, en prenant le temps, nos parcours, nos obstacles, nos chutes, nos secours, nos destins ? Permettrais-je à cette personne de devenir l’icône de notre monde qui balance entre solitude et solidarité ? Cette rencontre ne serait-elle là que pour alimenter mon récit ou pour donner quitus à ma conscience qui a tendance à s’agiter ? Une discussion pour une photo ?! (Le soir-même, en revenant de Paris, j’ai demandé son prénom à cette dame et aux sons qu’elle s’efforçait vainement de formuler, je crus comprendre qu’elle était muette.)  Je m’étais posé le même cas de conscience il y a plusieurs mois lorsque je fus tenté de prendre un cliché - de voir dormant dans une encoignure de porte entre un bel immeuble et un beau magasin de centre-ville un mendiant alcoolisé, sous les mots durs « NE PAS ENCOMBRER LA SORTIE ».

 

     Texte y507 écrit par Laurent Desvoux-D’Yrek à Paris le 9 janvier 2019.

 

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      7) Maurice ne saura jamais (récit finaliste parmi les 47 textes finalistes, version sous les 6000 signes)

 

    Maurice s’en alla pour le XXIe…, pas le XXIe siècle, il y était déjà et pour un bon bout de temps encore, non il prit la destination du « XXIe arrondissement », le Trouville-Deauville – les planches, les cabines de plages, les maisons balnéaires à belle façade, les mouettes à rire perçant et les livres de sable ainsi que des châteaux – chouette ensemble qu’il n’avait pas revu ou entendu depuis l’enfance. Laissons à sa conduite pour un instant Maurice, son habitué et d’autres passagers encore, qui vont apprendre sous peu le changement d’itinéraire à l’inédit du jour, l’ultime de Maurice sur cette ligne de bus qu’il avait tant aimée, surtout pour ses rencontres quotidiennes et surprenantes.

     Maurice ne saura jamais pourquoi la station s’appelle « La Plage », eh bien nous si, et vous aussi et - à moins que vous ne connaissiez Maurice -, lui ne le saura pas. Sauf si cette histoire se retrouve dans un livre entre ses mains, lui qui, dès demain, tiendra un RER à bout de bras, de Saint-Rémy-lès-Chevreuse jusqu’à l’aéroport au nom du Président-qui-a-fondé-la-Cinquième. Mais sais-je vraiment pourquoi la station de bus s’appelle « La Plage », alors que toute mer est à centaines de kilomètres… loin des vingt arrondissements de Paris et des vingt-neuf communes limitrophes. Ne devrais-je pas annoncer autrement la couleur de sable, d’or ou d’argent comme je vais vous inventer des hypothèses, parmi lesquelles peut-être se nichera la vérité. Et je ne vous demanderai pas de voter pour cette vérité, on vote pour une conviction, pour une action d’ampleur à mener.

     Alors… ma 1ère hypothèse est que le romancier parcourant rapidement et distraitement la liste des quarante-sept stations de la Ligne B quand son œil gauche en divergence de son œil droit vit « La plage » au lieu de « Laplace », le nom d’un célèbre inconnu, un grand savant français de probabilités et de mécanique céleste, cela lui fit esquisser un sourire discret mais tenace : il tenait là l’amorce du paragraphe qui allait jouer le rôle de hameçon des récits et des dialogues. Car il croyait en la commutation des lecteurs et des auteurs, en la réversibilité de ces rôles et qu’un terme, qu’un seul terme de hasard ou de nécessité, de justesse ou de surprise, de lapsus ou de côté, quelques mots bien agencés pouvaient servir de catalyseur pour une histoire, de déclencheur pour mille histoires en réseau de signes et de lignes.

     Ma 2e hypothèse est l’influence de « Paris-Plages » au plein cœur de Paris depuis soixante-quatre saisons, au long des berges récréatives, ludiques et improbables, au sortir d’au moins deux maxi-stations de la Ligne B : « Saint-Michel - Notre Dame » et « Chatelet-les-Halles » où les étés ont invité Parisiens et Banlieusards de tous poils, de tous âges et de toutes conditions sociales à profiter de ces plages, qui avec herbe ou sable fin qui avec des filets de jeux de ballons qui avec des coins lecture sous l’ombre de palmes, lorsque la possibilité de partir au loin, dans le rêve des congés payés de 36, s’absente ou s’éloigne et que la portance d’un Réseau Express apporte comme une compensation, un plan B ou un cadeau. Sur l’auteur féru d’enfance, de lieux en fusion dans son choix de nom de station…

      Ma 3e hypothèse est que cette station existe vraiment sur quelque ligne banlieusarde mais qu’au départ la station s’appelait sobrement, simplement, couramment « La place » - mais que fut adoptée à l’époque une police de caractères où le c et le g étaient fondus quasiment sur la même pièce de typographie et que par la suite avec une autre police « La place » fut changée en « La Plage » (peut-être pourrions-nous à ce sujet solliciter la police des polices de caractères pour identifier si ce fut du Garamond, du Gill, du Papyrus, du Trébuchet…, du Clemens, ou du Mystère et boule de gomme…) et que l’exotisme d’une telle appellation ne fut pas pour déplaire et dans ce quartier tout entier dévolu aux fleurs-artistes, « La Plage » apparaissait comme une algue, une étoile-de-mer ou une invitation au rêve et au voyage.

     Ma 4e hypothèse est que cette station s’appelait « La Page » en relation avec l’œuvre qui ornait la place pendant vingt-quatre ans, une sculpture représentant un écrivain devant sa feuille blanche au moment où les muses se penchent sur son épaule pour contrer son angoisse de ne pouvoir rien faire advenir : ni récit, ni description, ni hymne ni satire, ni lettre ni chanson, ni émotion en vers ou prose. Or l’œuvre de bronze avait été retirée pour des raisons de dégradations et envoyée au « pilon ». On ajouta une lettre au milieu de « La Page », car s’il devait y avoir des questions sur la raison de ce nom bizarre, autant y ajouter la connexion du rêve estival et du festival Roses-Manet.

     Ma 5e hypothèse est que le nom initial de la station « La plage de silence » faisait s’interroger plus encore les passagers - et les conducteurs qui ont précédé Maurice avaient du mal à se concentrer sur la conduite, on était loin du silence évoqué, - alors que la signalétique « Défense de parler au chauffeur » roulait de gros yeux et que la cité Dahlias-Mozart ou Bégonias-Beethoven envoyait déjà du son, son, son à foison…

     Et ne vous ai-je livré ici qu’une main d’hypothèses, vous pouvez en dessiner une autre, une seconde, et deux pieds pour finir mais sans appuyer sur le champignon, fût-il de Paris… Quant à Maurice, son prénom, in fine, me fait penser à l’île éponyme dont les « plages de sable blanc, frangées de cocotiers » figurent parmi les plus belles du monde. À vous de vérifier en prolongeant le voyage du RER B - comme l’authenticité et la véracité de cette assertion du grand Mark Twain ou de son feu jumeau : « L’île Maurice fut créée d’abord, et ensuite, le paradis fut copié sur l’île Maurice.» Aux plages fantastiques aux bords pavés d’oursins et de coraux où vous êtes priés de ne pas vous blesser…

 

      Texte écrit par Laurent Desvoux-D’Yrek, qualifié parmi les 47 récits finalistes du concours de nouvelles du RER B, 2e édition.

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Passages retirés pour passage sous les 6000 signes :

     Et quel accès à la vérité avons-nous ou ai-je ? Moult Etats se battent pour un accès à la mer. Qui veut se battre pour un accès à un bord de vérité ?

    La vérité est un fleuve, une mer, un océan dont l’accès soit si primordial, qu’on ait à y masser des chars ou des barbelés. Mais je m’égare loin des gares et des stations.

    une occasion de constater que le quotidien est lui-même objet de questionnements, un lieu, un temps d’énigme ou de mystère…

     et qu’à l’instant, sur l’aile,  la lucarne du petit écran m’apprend en clignotant qu’un jeune garçon est miraculeusement sorti indemne d’une spectaculaire avalanche à « La Plagne »…

     Je m’appelle Désart, c’est heureux et beau-hasard de porter le nom d’un pont de ma grande ville d’Île-de-France.

 

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UN LIKE DE SOUTIEN SUR RATP.FR

ET GRAND SUCCES DES RÉCITS DE COLLÉGIENS DE SAINTE-E !

 

      Voici le lien internet pour apporter un like en soutien à « Laurent professeur », de Sainte-Elisabeth, parmi les portraits de passagers ayant eu quelque chose à raconter au sujet de la RATP, je leur ai dit que je faisais participer mes élèves aux concours de la RATP en poésie et en prose et qu’il pourrait y avoir encore plus de poésie dans le métro !

     Et cette année 7 des 8 finalistes jeunesse du concours de nouvelles du RER B sur le thème de La Rencontre, avec Daniel Picouly, en romancier  président du jury, sont des élèves du collège Sainte-E ! 

     Alors, si vous le voulez bien, aimez l’histoire de Laurent, voyageur du RER B, lien à copier-coller dans la barre de votre moteur de recherche :

https://70ans.ratp.fr/portraits/laurent-4/

 

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70 ans de la RATP Making of des rencontres de voyageurs

https://70ans.ratp.fr/70-ans-et-toujours-plus/

 

     « À l’occasion de son anniversaire, la RATP met à l’honneur ses salariés et ses voyageurs à travers leurs histoires avec l’entreprise et dans les transports !

    L’objectif ? Représenter tous ceux qui ont un lien et une histoire avec la RATP !

      A l’occasion de séances photos organisées sur le réseau, vous avez été nombreux à venir nous raconter votre lien avec la RATP ! Merci pour les souvenirs, les rencontres et toutes les anecdotes que vous avez pu partager avec nous. Vous pourrez bientôt retrouver tous les portraits de voyageurs réalisés par le photographe Patrick Messina dans la galerie des 70 ans sur le site.

     Une sélection de photos fait déjà l’objet d’une exposition «Histoires de salariés» en ce moment à la Maison de la RATP et une cinquantaine de portraits de voyageurs fera partie d’une fresque photographique «70 ans de la RATP, 70 ans d’histoires» qui sera affichée dans le métro à partir de mars 2019. Les portraits des salariés et des personnalités publiques sont aussi en ligne ! »

 

   Vous pouvez aussi suivre l’actualité des concours de poésie RATP :

https://www.ratp.fr/tag/poesie

 

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https://www.rerb-leblog.fr/concours-de-nouvelles-voici-les-gagnants/

 

      « Hier soir, s’est déroulée la remise des prix de la deuxième édition du Concours de nouvelles au Centre National du Livre à Paris en présence du parrain et président du concours, le romancier Daniel Picouly. L’identité des sept lauréats a été dévoilée. La présence du parrain a été très appréciée par tous les participants : échanges sur les nouvelles, sur leur projets littéraires, dédicaces et séances photos.

     Cette édition du concours de nouvelles fut un beau succès puisque plus de 360 amateurs se sont prêtés au jeu. L’équipe du RER B ainsi que les jury du concours et son président se sont réjouis de la qualité des nouvelles reçues. 

     Ainsi, le jury a sélectionné 47 textes, nombre qui fait référence aux 47 gares desservies par le RER B, publiés dans un recueil de plus de 136 pages. … »

     Le Blog du RER B, ici la page du 25 avril 2019.

 

 

18 avril 2019

Notre-Dame de Paris De la splendeur à la tragédie et de la réflexion à la réfection

Pour une réfection… pour une réflexion

 

     Et si… on refaisait à l’identique tout ou partie l’extraordinaire « forêt » en chênes formant la charpente Notre-Dame… en même temps qu’on la remplaçait par une structure ignifuge, métallique par exemple, passerelle entre terre et ciel, et son fléchage ? Comment tenir l’estrange et neuf « en même temps » ? Et que ce tic ou ce toc d’époque, l’en même temps, devienne, une chance pour notre bien commun.

     En réservant la « forêt » refaite avec le savoir-faire des artisans compagnons pour un musée comme le Musée des Monuments français ou un lieu dédié à l’art des cathédrales d’Europe. Et faire sortir de son invisibilité et de sa méconnaissance ce joyau gothique du vaisseau parisien. En la faisant renaître, la déplier, la déployer pour notre regard et notre conscience. Combien en ont appris seulement l’existence au moment même où elle disparaissait (cette Forêt que j’avais dû entendre évoquer s’était enfouie dans les replis de ma mémoire, recouverte par des forêts de contes, des forêts de mâts, des forêts qui disparaissent à la surface de la planète et d’autres que créent ou qu’incitent à recréer des Elzéar Bouffier, tel qui planta dix-mille chênes entre Sisteron et Mirabeau.)?

     La charpente métallique permettrait non seulement le gain de temps cher à notre époque effrénée mais un surcroît de sécurité, pour les dizaines d’années à venir, vis-à-vis des œuvres d’importance à regagner à terme leur lieu sacré : au-dessous le Trésor, la sainte Couronne…, au-dessus les statues, la flèche et son coq, comme retrouvé vif d’entre les décombres (signe cocasse et tendre parmi les signes des temps que l’on veut décoder parmi tout ce qui nous tombe dessus de pierres, de cendres, d’eau ou de lumières).

Splendeur et tragédie

      Notre-Dame de Paris entrerait ainsi dans le XXIe siècle, tenant compte des messages envoyés par l’Histoire : le grand incendie d’un Londres tout en bois, le Pont-Neuf qui fut le premier pont de Paris, le plus ancien, passé de bois à pierre…, tant d’incendies depuis la bibliothèque d’Alexandrie (d’Alexcendrie !) au musée de Rio en passant par la Fenice opératique de Venise et le début d’incendie récent que connut l’église Saint-Sulpice (Et le dessin animé des Trois petits cochons, célèbre film de Walt Disney devant le souffle du loup face aux cabanes de carton, de bois et de pierre, Disney qui contribuera au succès planétaire de la cathédrale et du Hugo de Notre-Dame de Paris pour le film éponyme avec ce cœur battant des petits et des grands. (Je cite à plaisir et en même un Disney et un Hugo, mais je m’aperçois que c’est Giono, celui de Chant du monde comme des romans expérimentaux de ses dernières années qui m’inspire ces parenthèses labyrinthes, ces digressions feuillues.))…

     Imaginez-vous en notre siècle une compagnie assurer des chefs-d’œuvre, fragiles, précieux, magnifiques placés dans un écrin de bois inflammable à la moindre occasion (comme il ne serait pas raisonnable de quadriller un territoire au patrimoine en tous endroits exceptionnel par des centrales nucléaires avec le feu latent, par une vague, un dérèglement, un tremblement…, à l’ère où les ogives ne sont plus gothiques) ? Leur préservation inespérée obtenue au prix des risques qu’assumèrent de fabuleux pompiers de Paris doivent être la chance à saisir pour assurer la protection future de ces trésors de notre humanité…

     (L’en même temps soit aussi ce rappel que nous devons bien sûr être au chevet de notre cathédrale multiséculaire et qu’il nous faut aussi restaurer le cœur des Misérables, rappel titulaire d’un autre chef-d’œuvre de Victor Hugo, les cœurs de bois et les cœurs de pierre et panser les cœurs de chair, les cœurs à vif. Les cœurs qui ne se sentent pas écoutés, entendus, éperdus qu’on leur ménage aussi une place, un parvis dans la société fût-il un rond-point, un carrefour, une rue en marche…)

 

      Texte y753 écrit par Laurent DESVOUX-D’YREK dans la banlieue de Paris le mercredi 17 avril 2019 le matin, peaufiné le 18. Titre venu dès le 15 au soir.

09 mars 2019

Printemps des Poètes 9, 16, 21, 23 mars, 6 avril L'Haÿ-les-Roses - Paris - BLR Verbe Poaimer / Desvoux-D'Yrek / Balandier

 

        RENCONTRES /PRINTEMPS DES POÈTES / MARS 2019

 

      L’HAY-LES-ROSES (9 et 16 mars) PARIS (21 mars) BOURG-LA-REINE (23 mars)

 

      Samedi 9 mars 2019 à 15h, Bibliothèque George Sand, VERNISSAGE de l’exposition de gravures et poèmes «Jardins gravés, jardins légers» avec des gravures de Monique Raymond et des poèmes du Verbe Poaimer. Suivi de la REMISE DES PRIX du Verbe Poaimer jusqu'à 17h. Une tombola gratuite fera gagner une gravure originale de l'artiste !

     Des lectures assurées par les poètes et la « Compagnie Théâtrale du Moulin » avec les comédiennes Francine et Monique ! « Prix Bernard Chasse » des « lieux », « Prix Charly Mathekis et les poètes de Butembo », poèmes sur images, « Prix Ella et Rouben Melik »  roses consonantiques et Prix de prose et de poésie "Annie et François Dyrek" «Bateau-Ville».

     Après le 8 mars et la journée Internationale des Droits des Femmes... il y a le 9 mars et le démarrage du Printemps des Poètes 2019 sur le thème de la Beauté. Cordipoeti et artisti !

DiplomesVerbePoaimer2019

Nadia Esteba 2019

      Chers Amis que je connais pas, il faut en ce jour qui m’honore, dire ma joie et un grand Merci au jury, Brigitte MOYON-DYREK de l’Haÿ-les-Roses, Messieurs  Charly MATHEKIS et  Patient KATEMBO VAYIKONDERA, du BUTEMBO en République Démocratique du Congo, ainsi qu’à nos « sœurs » Seda et Nathalie, filles d’Ella et Rouben MELIK - dont j'entends toujours les éloges, je voudrais être là parmi vous et vous dire mille mercis,  participer à votre fête, dans une ambiance légère. Et cette idée me semble un abandon de ma part, or il n'en est rien, c'est un mirage. Le quotidien aujourd'hui m'afflige, mais il faut être réaliste, car la vie fait le pitre, nous met à l'épreuve pour l'apprécier au centuple,  en voir toute la magie, sa beauté.

     Je vous envoie alors une branche d'amandier (Laurent  vous montrera la photo)  pour que vous soyez vous aussi heureux de voir la féérie que les arbres nous apportent ici, dans la garrigue japonisante, comme vous m’avez rendue heureuse par ce concours de découvrir la Roseraie, le nom de chaque fleur me transportant ailleurs, plongée dans un autre univers et je joins une  poésie qui concentre l'extase et les remerciements  de la chance que nous avons d’être réunis par l’amitié, la poésie, et l’amour de la terre.

     Nadia ESTEBA à SIGEAN - une de nos lauréates à multicompositions et de grand talent !

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Sonnet–Estrambot : AUBADE, - composition pour Le Verbe Poaimer en mars 2019

      Leurs nuages diaphanes, leur miracle d’un jour

Eclairent la campagne, effacent la noirceur

Ce mirage éphémère diffuse la douceur

Tout butine, bourdonne, enluminé d’amour.

      Les arbres somptueux, ornent, descendent, courent,

Leurs panaches fleuris, dévoilent  la splendeur ;

Les serins, tous oiseaux, vocalisent du bonheur 

C’est une féérie, elle prend  l’hiver de court.

      Sur tous les bords des routes, les talus et la vigne

Même au ras des étangs, le Printemps fait un signe

Il nous manque les mots, pour dire sa beauté.

      Les amandiers royaux, dessinent un paradis.

La grâce des flamants, mésanges ragaillardies

Par cette fin d’hiver, nous prennent au débotté.

      Et pour les honorer, tous ces  veilleurs du temps,

Emue de leur tendresse, j’irai avec le vent,

Voir frémir la garrigue, dans  un rêve emportée. 

     Nadia ESTEBA

     Annonce des nouveaux prix du Verbe Poaimer 2019 jusqu’à la fin de l’été.

Dédicaces de Jardins gravés, jardins légers par l’artiste du Cercle L’Haÿssien des Arts et les poètes.

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     Samedi 16 mars, 16h30  Bibliothèque George Sand, L’Haÿ-les-Roses : «APOLLINAIRE ET LES FEMMES DE SA VIE», pour évoquer Marie Laurencin, Lou des lettres et poèmes, Madeleine l’amoureuse d’outre Méditerranée, Jacqueline son épouse à la fin de la guerre et… Mona Lisa…

     Causerie par Laurent Desvoux-D’Yrek avec Au Galop bleu de la Beauté (éditions Unicité) et Franck Balandier avec Le Paris d’Apollinaire (éditions Alexandrines) et son roman Apo (éditions du Castor Astral) et son livre de poésie L’Heure tiède (Librairie Galerie Racine).

 

     Lectures vives suivies de dédicaces.

     Juste avant, à 15h, exposition de poèmes par les Rencontres Poétiques de Bourg-la-Reine et démonstration de l’artiste calligraphe Jean-Jacques Grand en alternance avec les lectures.

ProgrammePoésieArtMars19

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     Jeudi 21 mars Journée mondiale de poésie, Librairie L’Instant, PARIS 15e, "AU GALOP BLEUDE L'ACCORDEON", 19h Laurent Desvoux-D’Yrek (lecture chant de quintils) et Victor Korsakov (musique). Les Ricochets poétiques sont des diseurs invités ! Animation référencée sur le site officiel du Printemps des Poètes.

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     Samedi 23 mars 17h CAFE-POESIE « la Beauté », par les Rencontres Poétiques de Bourg-la-Reine, Médiathèque François Villon à Bourg-la-Reine.

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     Samedi 6 avril SIGNATURES de Jardins gravés, jardins légers, Verbe Poaimer, 10h-12h30, Studio Presse, 17 rue Jean Jaurès, L’Haÿ-les-Roses, en centre ville, aux abords du plus beau des jardins !

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 Comment se rendre à

      La Bibliothèque George Sand 21 rue Henri Thirard (un résistant) 94 240 L'Haÿ-les-Roses

    Porte d'Italie puis bus 186 Arrêt Henri Thirard Léon Jouaux

    ou Villejuif Louis Aragon puis bus 286 ou 172 Arrêt Henri Thirard Léon Jouaux

    ou RER B Bourg la Reine à 10 mn de Denfert Rochereau puis bus 192 direction Min de Rungis devant mairie et église de Bourg la Reine puis arrêt Mairie de L'Haÿ les Roses ou bus 172 place Condorcet direction Créteil arrêt Henri Thirard - Léon Jouaux

    ou se faire "marseur" du Grand Paris !

 

22 octobre 2018

L'auteur du Centenaire a cent ans lui aussi ! René de Obaldia poète et dramaturge en vivant ébaubi, voici des estrambots...

JOYEUX ANNIVERSAIRE,

 cher ébaubi !,

                                RENÉ DE OBALDIA !

 

Les poètes de cent ans, estrambot de dix-huit mètres

 

     Quel âge a-t-on feuilles dans le vent quand on écrit, quand on rime, quand on danse ?

     Quel âge a-t-on boulot chêne roseau ou if quand on est vif et qu’on dit des mots incisifs ?

     Quel âge a-t-on nuages dans un miroir quand on est mort et qu’on a le temps de tous côtés ?

     Est-ce que j’ai sept ans, cent ans ou cent sept ans ?

     Ton âme rayonne-t-elle aussi de voir ce château de briques ?

     Ton âme fait un grand sourire par des huiles, des porcelaines, des portraits, des paysages

     Ton âme prend ou prit ou prendra un coup de vieillesse par des mornes plaines, des horizons bas, des blessures et des vilénies !

     Ton âme semeuse se meurt à chaque fois que les lemmings avertis vont à fond de courses vers l’abrupt !

     Est-ce qu’on remet les compteurs à zéro, les étoiles en nouvelle configuration ?

     Est-ce qu’au rivage de cent sept, on est à nouveau pour la première fois un poète de sept ans – sautant dans les flaques à éclabousser le soleil ?

     Que pense le poète de cent ans quand il se rappelle son roman un-titulé Le Centenaire et que veut dire le mot roman ?

     Est-ce qu’un regard taquin, coquin, malicieux, espiègle sur la vie, les mœurs littéraires et de son temps, de ses temps, de tout son temps, ajoute des jours ?

     Un homme, mort entre temps, m’a dit qu’il était impossible que vous soyez la réincarnation, le René d’Apollinaire, puisque vous naquîtes juste avant sa disparition et non juste après.

     Dans quelque vingt ou trente ans, serez-vous co-organisateur de la fête pour le centenaire de votre fille adepte de courriels aux courses de la terre et du ciel ?

     Vingt-deux octobre ! oh ce jour d’anniversaire et terme de Vendémiaire, le fameux mois-républicain-poème d’Alcools aux vendanges de poésie pour des bateaux ivres et des avions sobres à Port-Aviation ou Issy

     Vous nous amusâtes, vous nous plûtes, vous nous vîntes avec « Le plus beau vers de la langue française » « Le geai gélatineux geignait dans le jasmin », alors que vous êtes l’anti-geindre !

     Quels seraient les conseils que vous donneriez à un jeune dramaturge de cinquante-cinq printemps ou à une jeune poète de quatre fois vingt  automnes – et qui n’osa pas jadis franchir le pas parce qu’écrivait Jacques Prévert ?

     Dans Innocentines, je lis, au beau mille du titre et de la couverture, j’entends inouï le nombre « cent » sur ce pont des mondes passant et repassant

     Texte y442 écrit  par Laurent Desvoux-D’Yrek en Île-de-France en octobre 2018, avant la fin de vendémiaire.

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     En février j’avais écrit après avoir vu, grâce notamment à la comédienne Nathalie Melik de nos amis, votre pièce Entre Chienne et Loup le poème « Estrambot pour D.Galop. »

    Avec ma femme Brigitte Moyon-Dyrek, nous étions venus vous voir cet été, pour vous apporter des recueils de poésie.

    Nous nous étions bien amusés en prenant des photos « patrimoniales » avec l’affiche « Patrimoine en poésie », je viens du reste de faire participer à nouveau mes collégiens à cette belle opération de poésie.

    Les estrambots de cette feuille devraient figurer dans un livre publié par Unicité avant la fin de l’année sous le titre Au Galop bleu de la beauté, d’après un vers de Calligrammes.

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Estrambot pour D. Galop   Adios ? adios ? / Est-ce que ça veut dire / Abientos ?!

     Docteur Galop / Où êtes-vous à partir / A cheval ou à chevaux ?

     Pour soigner des animaux / Perle rare et par le rire / Des maux de drôles de mots

     Vous passez par les demeures / Des poètes et des heures / Au trot au trot !

     Qui ici-bas, bas / Voudrait aller au pas, au pas / Mais pas trop, pas trop !

     Maître René de O. / Sur votre siècle en haut / A écryre et à lyre !

     Texte y106 écrit dans les Transports franciliens le 8 février 2018.

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Le plus beau vers de la langue française, poème de René de Obaldia, écrivain né le 22 octobre 1918.
     « Le geai gélatineux geignait dans le jasmin » // Voici, mes zinfints / Sans en avoir l'air / Le plus beau vers  / De la langue française. / Ai, eu, ai, in / Le geai gélatineux geignait dans le jasmin... / Le poite aurait pu dire / Tout à son aise : / « Le geai volumineux picorait des pois fins » // Et bien ! non, mes zinfints. / Le poite qui a du génie / Jusque dans son délire / D'une main moite / A écrit : / « C'était l'heure divine où, sous le ciel gamin…» extrait de Innocentines, publié en 1969, il y a presque demi-cent ans !


Questionnaire restant à peaufiner, forgé par Laurent 5D :
     Calculez l’âge du poète à l’heure de votre lecture, en années, mois et jours.

     Donnez quatre exemples de liaisons de mots opérées par le narrateur dans le texte avec une insistance sur les formes plurielles, qui se font bien entendre. Quel passage du texte évoque ces liaisons sonores ? Cette préoccupation témoigne d’une attention à la langue, mais avec ici une insistance qui en fait quelque chose de caricatural, voire un brin ridicule.

     Le mot poète se retrouve avec une modification graphique et sonore : pour quelles raisons à votre avis ? Quels autres mots sont-ils modifiés ?

     Citez tous les homophones de « geai », de « vers », de « cent », de fois », « fin ».

     Relevez des extraits en lien avec les sens suivants : la vue, l’ouïe, le toucher, le goût. En quoi les éléments choisis renforcent-ils ici un aspect prosaïque ? Définissez cet adjectif.

     Ce texte vous paraît-il cocasse ? tragique ? parodique (en parodie-imitation par exemple de vers romantiques pompeux ou pompe-eau : « C’était l’heure tranquille où les lions vont boire » de Victor Hugo) ? dramatique ?  En quoi constitue-t-il une sorte de saynète de théâtre qui aurait comme lieu une salle de cours ? (à rapprocher des pièces d’Eugène Ionesco et des poèmes à didascalies de Jean Tardieu et aussi évidemment des textes très connus du grand public et des écoles du grand Jacques Prévert)

     Pour définir la qualité d’un vers, les éléments liés à l’analyse des sonorités, retour de voyelles en assonances ou de consonnes, vous paraissent-ils essentiels ? Par quoi pourrait-on compléter pour la définir ? Isoler un vers peut permettre de l’apprécier, cependant le contexte du poème et du recueil ou de la pièce de théâtre sont à considérer sinon le sens est perdu. Feriez-vous spontanément la recherche d’un beau vers, d’une belle phrase, d’un beau texte, d’une belle idée ? Quel message avec sens et beauté placeriez-vous sur un mur de votre chambre ou dans un répertoire et pourquoi ?

     Le poète semble critiquer l’analyse exclusive des qualités phonétiques d’un vers au détriment de l’investissement de la signification. Les mots du « plus beau vers » ne semblent rapprochés que pour le jeu sonore et le sens que peut avoir ce vers peut apparaître vain, absurde, dérisoire. Définissez ces adjectifs.

     Pensez-vous que l’on puisse écrire avec du sens des poèmes d’un seul vers ? « Et l’unique cordeau des trompettes marines » est un poème-vers de Guillaume Apollinaire, poète mort en 1918. Son titre est « Chantre », publié dans Alcools en 1913. Composez vous aussi un poème d’un seul vers : un monostique ou monostiche sur le thème de la musique avec un titre.

     L’élève s’appelle Blaise : citez à ce prénom un nom d’écrivain philosophe du 17e siècle et un nom de poète qui incarna la modernité tout autant qu’Apollinaire à même époque. Un personnage de Marivaux prenant à la lettre les jeux des comédiens incarne le naïf qui se débrouille mal de la réalité et de sa représentation. Faire copier cent fois un poème ou un vers de poète vous semble-t-il la manière la plus appropriée de faire apprécier la poésie ?

     Les termes « génie », « délire » témoignent d’un vocabulaire où le poème est insufflé par une inspiration divine : or le travail des mots est en même temps présenté comme un agencement de mots et de sonorités qui semble et conscient et concret. Et ces termes semblent aussi en décalage avec l’humilité ou l’aspect minuscule du thème ou de l’animal, au regard de thèmes essentiels sur la vie, le destin, l’amour, la mort, l’éternité, les grands enjeux de la poésie que peuvent appeler les noms et les caractéristiques, qu’on trouve depuis l’Antiquité grecque jusqu’au rôle de poète-prophète décrit par un Victor Hugo.

    Le poète René qui se moque et des poètes et des commentateurs se plaît aussi à jouer des langues et des nations à longue Histoire : retrouvez ces langues et ces pays qui mêlent linguistique, Histoire et Géographie.

     Ecrivez le plus beau message positif que l’on puisse adresser à un écrivain très âgé pour son anniversaire. Cet écrivain a écrit notamment un roman intitulé Le Centenaire « épopée de la mémoire », à la fin des années 1950, et dans les années 1960, une pièce de théâtre Du vent dans les branches de sassafras, parodie d’un western américain et Les Innocentines, « poèmes pour enfants et quelques adultes ».  Ty440

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Obaldia et 2Dyrek 2018 parLDPatrimoineBMD, L3D55 et RdO l'été 2018, photo de Laurent3D

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     René de Obaldia est né en 1918 à Hong-Kong d'un père panaméen (José Clemente de Obaldia), alors consul du Panama dans cette ancienne colonie britannique et d'une mère française. Il fait toutes ses études en France. Mobilisé en 1940, il est fait prisonnier et envoyé dans un camp en Pologne (Silésie). Secrétaire général au Centre culturel international de Royaumont de 52 à 54. Puis, après un court passage comme directeur littéraire aux Éditions P. Horay, Obaldia publie son 1er roman Tamerlan des cœurs (1956) et un second roman, Le Centenaire, "épopée de la mémoire" (1960, Prix Combat). C'est peu après que commence sa carrière dramatique grâce à Jean Vilar qui donne au T.N.P. Génousie, "comédie onirique". Beaucoup d'autres pièces parmi lesquelles Sept Impromptus à loisir, Le Général inconnu, Monsieur Klebs et Rozalie, Du vent dans les branches de sassafras (avec un grand Michel Simon !), La Baby-sitter, Les Bons Bourgeois, assureront à Obaldia une audience internationale. Il a été élu à l'Académie française le 24 juin 1999, au fauteuil de Julien Green. Autres textes : Les Innocentines (1969), poèmes pour enfants et quelques adultesExobiographie, mémoires (1993). (d’après le Site internet Poezibao)

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   Envoi en octobre 2018 par Laurent Dyrek dit Laurent Desvoux-D’Yrek, président de l’association Le Verbe Poaimer et professeur de français à Paris (XVe). Dit aussi L5D depuis ce 22 octobre 2018.

 

 


30 septembre 2018

Estrambot pour feu mon ami Yves de la rue des Tournelles, né en 38, mort en 18.

Estrambot pour feu mon ami Yves de la rue des Tournelles

 

      à Marie-Jo, sa sœur, maître-verrier des vitraux d'eau, de terre et de lumière

 

J’ai perdu et je n’ai pas perdu un ami pour la vie

Il était devenu mon Drôle De Mentor, il avait vingt points forts

Il prodiguait des vues extraordinaires sur la vie

Comment prouver qu’il avait raison, en tout cas il n’avait pas tort

 

Il faisait mille, douze mille improbables récits

Etait-ce une épopée ? un combat qu’il vivait ? une métaphore ?

De comprendre le monde en ses sacrés enjeux en ses secrets ressorts

Au moins il donnait cette envie et il n’avait pas tort - parmi des roses d’or

 

Ma femme et moi, avions connu « L’Apôtre de la Roseraie »

De qui nous eûmes, les pétales tombés par la faux, bien des regrets -

Dans cette rue, la plus ancienne de la ville, au centre de L’Haÿ

Yves était en quelque sorte « Le Prophète des Tournelles »

 

Lui qui était Breton de Paris et de l’ancien et des nouveaux mondes

Pour qui l’architecture à Perpignan ou Pont Aven n’avait pas de secret

Il connaissait la ville, la forêt, les chats, les gens, la peinture et la vie encore

 

Il était chaleureux, vivant, vif - et chargeait en bonnes ondes

Qui arrivait le cœur en plomb repartait le cœur en or

Et repartir le cœur léger des Tournelles aux chemins du monde

 

     Laurent Desvoux-D’Yrek à L’Haÿ-les-Roses le 19.9.2018.

 

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JEUDI 20 SEPTEMBRE 2018  A)

 

Ce jeudi 20 de fin d’été

Levant la tête vers le ciel

 

Ciel de Lhay phLD18

Un signe ou deux sont à guetter

Ou mille combien de nouvelles

 

Pour nous envoyer en chemin

En chemins d’allers et retours

 

Tel nuage signe de main

Salut d’amitié et d’amour

 

Levant la tête vers le ciel

Le Soleil lance rayons vingt

 

     Texte y407 en IDF au matin.

 

 

JEUDI 20 SEPTEMBRE 2018  B)

 

Tes obsèques à quatre-vingts

Ans, soit quatre fois vingt ans

 

Comme une jeunesse éternelle

Tu m’avais assuré partant

 

D’atteindre quatre-vingt-dix-sept

Il manque un estrambot d’années !

 

Comme dit France c’est bagage

Que tu me laisses, un viatique !

 

Sacré Yves ! ombre et lumières

Alternent au vitrail des cœurs !

 

     Texte y408 en IDF au matin.

 

Textes de Laurent Desvoux-D’Yrek le 20.9.18.

 

                         In Jeudis 20.

12 septembre 2018

12 septembre de 1989 à 2018 saint Apollinaire Vers de Laurent Desvoux-D'Yrek

 

Texte d’ensemble par Laurent Desvoux-D'Yrek

chaque 12 septembre pour la saint Apollinaire

de 1989 à 2018

dans le recueil Les Jours, les Vers et les Années !

 

MARDI 12 SEPTEMBRE

APOLLINAIRE

1989...Tous les nerfs sous la peau, petit Poucet La Fleur

1990...Erre de par le monde avec la harpe claire

1991...La Fleur dont peau et chair ont drôles de couleurs

1992...Une poule à la loupe un grand feu réverbère

1993...Toujours l'art poétique arrime notre coeur

1994...Le dernier mot j'aimerais bien qu'il soit "LUMIÈRE"

1995...Kant le premier au ciel a sourire moqueur

1996...Mais il ne connaît pas Alcools  d'Apollinaire

1997...Écrit au temps où tous les rois émus se meurent

1998...L'un étant réséda et l'autre rose amère

1999...Une ondine passait dans les bras du dieu fleuve

2000...Poucette cherchait Prince avec déesse Fleuve

2001...Le monde est sous le choc, la Ville soudain veuve

2002...Apollinaire sonne l'heure je demeure

Texte 15 042

 

2007…La ville aux tours était tombée ainsi qu’un cri

           Et les gens dans l’escalier de secours qui meurent

           Sans être rois de la finance ou d’un ferry

2008…La fin du monde lors de remake bing bang ?

            C’est encor reculé dit le Professor Tang

2009…Apollinaire Apollinaire Apollinaire

             Tu fis ton art poétique avec un Bestiaire

2010…Apollinaire dis ce que c’est le bonheur

            Etre dans la maison avec femme avec chat

2011…Les révolutions de jasmin font-elles fin

           A la haine de l’Occident donc quel chemin ?

2012…Révolutions… retours des prêtres et des rois

          Et des marchands au nerf de la guerre et des heures

          Et des heurts vivre ensemble une mise en demeure

Texte u451

*

12 septembre Les Années comète

2012…Le TRAIN euro sans dérailler à Karlsruhe

2015…Six cents MAIRES de France évoquant REFUGIES

2011…Le TOURISME voyage très bien dans le MONDE

2013…Le CELIBAT des PRETRES ne serait « pas DOGME »

 

2013…«Nouvelle France industrielle» en RECONQUETE ?

2012…Dramatique INCENDIE d’USINE à Karachi

2014…DISPARUES de l’A6 et le nouveau… TOURNANT

2011…HYPOTHESE de FAILLITE grecque et PANIQUE

 

2015…A Caen : comment évoluent les DESSINS de PRESSE ?

2014…Notre PRESIDENT en Irak trouve… REFUGES

2014…« Mille PRINTEMPS » m’écrit Alain MESSAGE NET

 

2012…Où j’ai mis le SONNET si j’ai mille SONNETS ?

2011…J’ai vu Bambi hier un GARS qui dansait comme

2013…Pascal à diriger le PATRIMO-SPECTACLE…

     Texte w767

*

2014…Rabelais connais-tu Calligrammes d’Apo ?

Et la beauté qui sourd d’une source de voix ?

2015…Un livre sort Ce cœur changeant titre d’après

L’Apollinaire c’est Agnès trouvant sa voie

 

2016…Ronsard que penses-tu des sonnets de Nerval ?

Les trouves-tu estranges et ceux de Desnos ?

2017...Quelle ardeur poétique au bout de ta journée

Pour écrire deux vers encore – et t’aliter

 

2018…Elle m’a dit hier demain c’est Saint Apo

On y est et l’on a un nouveau président

D’Assemblée Nationale et je rêve d’Harmo

 

Texte d’ensemble par Laurent Desvoux-D'Yrek chaque 12 septembre pour la saint Apollinaire !

 

Apo et Obus

07 septembre 2018

Nous lirons Rosemonde et des tercets à Lou ! dimanche9septemb 15h30 Tennis Couverts L'Haÿ-les-Roses Apollinaire centenaire!

Nous lirons Rosemonde et des tercets à Lou !

ce

Dimanche 9 septembre 2018 !

     Fête des Sports, de la Culture et des Loisirs, 10h-17h, Tennis couverts, 42 avenue du Général de Gaulle L’Haÿ les Roses (stationnement possible parking de Carrefour)

     Stand du Verbe Poaimer, documents communiqués concernant la poésie.

Présentation de nos anthologies comme de nos projets.

     De 15h30 à 15h50 sur la scène extérieure,  lecture notamment de poèmes d’Apollinaire ou de poèmes sur Apollinaire par Le Verbe Poaimer avec Monique, Laurent et Serge. Des chansons françaises seront interprétées par Philippe Daverat.

     Auditeurs souhaités ! Si vous voulez nous aider à la tenue du stand, contacter en amont Brigitte et Laurent !

0Fete9septemb18

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Vendredi 28 septembre 2018 à 20h30.

     Philippe Daverat chante les poètes L’Haÿssiens, dont des poètes du Verbe Poaimer ! avec Michel Geoffroy au piano.

    Moulin de la Bièvre, 73 Avenue L’Haÿ-les-Roses, 10 euros, « Les Amis de Bernard Chasse ». Proche RER B de Bourg-la-Reine.

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Novembre 2018.

L’Haÿ-en-Livres, participation du Verbe Poaimer, précisions ultérieures.

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Et jusqu’au 9 septembre 2018 :

    Thierry Sajat, poète et éditeur, organise un concours de poésie gratuit jusqu’au 9 septembre, sans condition d’âge, sur le thème de la Mer et des Océans. Vous pouvez voir l’information complète sur http://europoesie.centerblog.net/918-concours-de-poesie-sur-le-theme-de-la-mer-et-de-ocean

 

     Contact Brigitte et Laurent pour Le Verbe Poaimer : avpoaimer@yahoo.fr

Et lire Le Blog du Verbe Poaimer et la page Fb du Verbe Poaimer.

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     VOS POÈMES -  QUI SAIT - SELON CALENDRIER été, automne 2018

     Amis des mots et de l’écriture à bons rythmes !

 Voici quelques propositions de poèmes à écrire avec différents thèmes

et formes selon ce calendrier des dates butoir :

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     Jusqu’au 31 octobre 2018 trois incitations à l’écriture ont leur délai avec le règlement complet à demander à avpoaimer@yahoo.fr ou  monsieurdyrek@yahoo.fr  :

     *Le Panthéon Universel de Poésie, Johanne Hauber-Bieth à la baguette et Thierry Sajat en éditeur, attend pour leur prochaine anthologie des poèmes sur le thème de la gratitude ou de la reconnaissance, comportant l’un des deux termes (mais pas les deux).

    *Des poèmes de 15 à 20 vers pour les concours du Verbe Poaimer, avec notamment les thèmes d’un lieu (un moyen de transport, un lieu de vacances ou d’apprentissage, un banc, un balcon, un pont, un parc, une ville…) ou d’une image (image fixe : un poème sur un tableau à citer… ou image animée : un poème sur un film à citer…) et du Bateau-Ville (poème, conte, nouvelle…).

     *Un poème sur le thème du loup : par exemples un « louchrostiche » ou un « callougramme » (formes précisées ultérieurement) ! Le Verbe Poaimer participera à L’Haÿ-en-livres consacré en novembre 2018 au loup et à la peur.

  

     Un thème parviendra-t-il à résonner en vous par rimes, rythmes, strophes,  images, récit, portrait, vers réguliers, vers libres, harmonie, parole, chant ?

 

     Laurent Desvoux-D’Yrek au 18.10.18. Voir Le Blog de Monsieur Dyrek, Le Blog du Verbe Poaimer, le compte Facebook du Verbe Poaimer, Le site de La Vie des Classiques, le site d’Europoésie, des Editions Thierry Sajat et plein d’autres sites et blogs qui font vivre aussi la poésie. Brigitte et Laurent avpoaimer@yahoo.fr

 

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Chaque 31 août de 1989 à 2018 en vers : et vous que faisiez-vous en 1994, 2001, 2016 ? Tout en un, tout en 31 !

Chaque 31 août de 1989 à 2018 en vers

Et vous que faisiez-vous le 31 août 1992, 2000 ou 2018 ? 3D55

 

 LES JOURS, LES VERS et LES ANNEES

JEUDI 31 AOÛT

ARISTIDE

1989...La statue au grand front a des rides non tristes

1990...Arrêter les passants les changer de statut

1991...Attiser les passions avec quelques distiques

1992...Et raturer le sol qui n'a pas assez bu

1993...L'art est-il trop sérieux pour que - aux seuls artistes -

1994...On le laisse à leurs mains à leurs voix de statues

1995...Mémoires d'éléphants toujours toujours en pistes

1996...Que leurs vivantes voix ne restent jamais tues

1997...La nouvelle du jour au Parc de sceaux courue

1998...La nouvelle d'un an il faudrait qu'elle insiste

1999...Décennie la nouvelle un récit fantastique ?

2000...La nouvelle du siècle est encore à élire

2001...Mis sur son trente et un, le siècle aura beau dire

2002...La tourbe ça conserve un peu plus que Pick Quick

Texte 15 011

 

2007…Et si demain on passait au trente-deux août

           La rentrée se ferait attendre et la panique

           Des parents sans pouvoir « écoler » leurs « marmouts »

2008…Et si demain c’était le premier de juillet

           On referait la boucle où soleil brillerait

2009…Et si demain c’était le premier de décembre

           Ça rimerait facilement avec la chambre

2010…Et si demain c’était un vendredi treizième

           Auriez-vous de la chance à saisir qu’on vous aime

2011…A saisir qui vous aime à loisir le soleil

           A compter un sonnet de jours d’années pareil

2012…Tout-jour tout-mois tout-an le travail d’écriture

          Un plaisir d’écriture appliques et répliques

          Et tant pis ou tant mieux si c’est Littérature

Texte u403

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31 août Les Années Comète

2012…DISCIPLINES paralympiques d’IMPRESSIONS !

2015…Une MAIRIE détruit la TOMBE millénaire

2011…Vive TENSION Libye Algérie : Khadafi

2013…Le PARLEMENT GB dit non, quid de l’US CONGRES ?

 

2013…Sixième TITRE mondial pour Teddy Judok

2012…Les ENVIRONS de Malaga en PROIE aux FLAMMES

2014…Juncker-Mogherini-Tusk : TRIO de l’Europe

2011…Le grand PRIX Goethe attribué à l’Adonis

 

2015…La deutsche DEPUTEE rend VISITE aux MINISTRES

2014…VOLCAN Bardarbunga interdit de SURVOL

2014…A me voir dès demain au CHEMIN de l’ECOLE

 

2012…Des MOTS et des IMAGES pour EXPOS et STAND

2011…Les cent cinquante TEXTES de Ma Vie en Quiz

2013…Drôle De DATE PALINDROME numérique

     Texte w739

*

2014…Demain c’est prérentrée comme pour la ministre

De l’éducation première femme à ce poste

2015…Aujourd’hui prérentrée, en août !, ô chers collègues

          Heureux de vous revoir avant les jeunes fauves

2016…Demain c’est la rentrée, aujourd’hui les nouveaux

Foulent le pas : la cour, les escaliers, les classes

2017...Loi travail en présentation aux syndicats

Puis au public, demain pré-rentrée, re-nouveau(x)

    2018…Aujourd’hui prérentrée, aujourd’hui les nouveaux

Les autres dans trois jours et Paris du Quinzième

Gagné près de la Seine au galop de tercets

     Texte d’ensemble de Laurent 3D55

ciel nuages

12 juillet 2018

12 juillet 1989...12 juillet 1998... 12 juillet 2018... Coupes du Monde puis Vendredi 13 juillet puis 14 juillet et 15 juillet !

 

MERCREDI 12 JUILLET

OLIVIER

1989...Au lit la Vie et l'Amour et la Mort font la loi

1990...Quand l'âme hors du tombeau conduit au rêve du I

1991...Rivière de nectars voilés où rit l'épervier

1992...Fleuve de gravier dans la voix pour Olive et moi

1993...Je t'offrirai ce livre ce livre de défi

1994...À sa définition peut-on doit-on veut-on se fier

1995...Le papier en est bouffant ne dites pas bouffi

1996...Le temps mais sans la mort comment peut-on s'en délier

1997...Sans passer par le volcan hurleur à défier

1998...Le monde dans sa coupe au ballon d'or de Saint-Denis

1999...Les étoiles ça rime avec le voile de la vie

2000...Les étoiles repères pour voiles et voiliers

2001...Milliards de tonnes de poussières en escalier

2002...Un quatorze juillet sous le signe de l'Hugolie

Texte 14 733

 

2007…Un quatorze juillet sous le signe de l’Europe

           Un peu de politique et de philosophie

           Beaucoup de rhétorique avec pléthore de tropes

2008…Dix ans depuis la victoire en Coupe du monde

           Un match festif en ce moment sur terre ronde

2009…L’olivier, le laurier pour la gloire et la paix

           Main dans la main et branche à branche s’il vous plaît

2010…L’orage gronde à verse pluie pour fêter la victoire espagnole

          Un jeu de passes incessantes qui décolle

2011…Les footballeuses françaises en demi-finale

          Dans la lucarne du cosmos envoyer la balle

2012…Le passage du ballon le passage des vers

          Un peu de sport ou trop de sport un peu de poésie

          Et quelque branche pour la paix d’un vert à découvert

Texte d’ensemble u252

*

12 juillet Les Années comète

2012…ANNONCE-CHOC de PERTES d’EMPLOI dans l’AUTO

2015…Un célèbre BARON de la DROGUE s’évade

2011…ASSAILLANTS contre notre AMBASSADE à Damas

2013…DERAILLEMENT d’un TRAIN à Bretigny-sur-Orge

 

2013…Fort VENT et COUP tactique sur le TOUR de France

2012…Des BLATTES géantes hors des EGOUTS de Naples

2014…EFFONDREMENT d’un IMMEUBLE à Casablanca

2011…BOUQUET final des FILMS sur MAGICIEN Harry

 

2014…Pleine LUNE et Petite FINALE de COUPE

2015…FESTIVAL d’Avignon : les cinquante ANS du OFF

2012…Un TOUR au Louvre pour… haute TECHNOLOGIE

 

2011…BONSHOMMES et DAUPHINS de SABLE sur Larmor

2013…Une SORTIE aux HAUTS de Seine avec Bridget

2015…Larmor-Plage et Guidel la COTE en CHAPEAU bleu

     Texte w557

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2014…Pour la Pleine Lune aurez-vous formulé un vœu

Concernant la petite finale et la grande qui suit…

2015…Par un dimanche en Bretagne avant l’aurore je

Me prépare au chant du coq qui croit vaincre la nuit

2016…En banlieue de Paris des averses calligrammes

Par la grâce d’expo Apollinaire anges et en-jeux

2017...Un iceberg géant se détache de l’Antarctique...

Les Jeux 24 et 28 entre Paris et Los Angeles...

2018… Vingt ans après ! les trois buts ? les trois Mousquetaires ?

Voir une expo sur Paris en synthèses de beaux lieux

Et Simone Veil et son mari Antoine lumière sur Panthéon

Texte d’ensemble

AlexBullePlus